dimanche 28 octobre 2012

La menace de l'Islam en Occiden

 La menace de l'Islam en Occident

On apprend qu’une étude récente de l’Ifop pour Le Figaro montre que la montée du communautarisme des musulmans accentue leur rejet par l’opinion française. Voici quelques chiffres: 60 % pensent que cette religion a désormais "trop d’importance", 63 % rejettent le voile, 89 % rejettent le voile à l’école, 68 % estiment que les musulmans "refusent de s’intégrer à la société française", 52% constatent "Les trop fortes différences culturelles", 43% considèrent l’Islam comme une menace…

C'est là un sondage qui montre que malgré les efforts démultipliés d’un certain nombre de politiques pour faire passer la pilule de “l’Islam, pseudo religion de paix”, malgré l’offensive tout azimut pour tenter de vendre au français l’idée “des bienfaits de l’Islam” en inventant des découvertes que l’Islam n’a jamais faites, malgré la dhimmitude de plus en plus flagrante d’une grande partie des médias qui omettent systématiquement de citer les noms de criminels dès qu’ils ont une consonance musulmane, les français ne sont pas dupes et perçoivent de plus en plus négativement cette religion.

Ils ne peuvent que constater qu’il ne se passe pas une journée sans que les informations relatent des crimes, attentats, exactions commis dans le monde au nom de l’Islam, sans que des actes criminels de plus en plus violents soient perpétrés en France par des musulmans, sans que partout sur le territoire français les signes ostensibles d’un Islam radical s’affichent de façon provocatrice (femmes voilées, burkas, djellabas, barbus,…).

Ils constatent en fait que malgré les efforts des politiques et des médias pour masquer cette vérité flagrante, les musulmans sont majoritairement responsables de l’insécurité en France et dans le monde occidental en général,(y compris évidemment en Israël) et sont responsables de la montée de l’antisémitisme en Occident.

D'ailleurs Thierry Desjardins, journaliste et reporter, Directeur général adjoint du Figaro a déjà publié en juillet dernier un article à propos de  cette menace de l'Islam où il mentionne entre autres :
 "…..Il serait grand temps que nous nous apercevions enfin qu'une nouvelle guerre de religion a éclaté et, cette fois, à l'échelle planétaire….
….On a bien l'impression que ce siècle qui commence va voir le déchaînement sans pitié d'un Islam renaissant, voulant dominer le monde et effacer la civilisation chrétienne (j’ajouterais," la civilisation judéo chrétienne » représentée également  par Israël et les Juifs).
Cette haine du chrétien ( et j’ajouterais "du Juif") dépasse de beaucoup tous les problèmes de la foi. Les islamistes veulent en fait abattre la civilisation occidentale, la démocratie, le capitalisme, ce qu'ils appellent le "néo-colonialisme", la parité hommes-femmes, les Droits de l'Homme, le progrès tel que nous le concevons.
Le XXème siècle a été marqué par l'affrontement Est-Ouest, le bloc communiste contre les pays "libres". Marx, Lénine et Staline se sont effondrés d'eux-mêmes sous les incohérences, bien souvent monstrueuses, de leur idéologie. Mais ils ont aussitôt été remplacés par Allah et son Prophète.
Le Coran a pris la place du Communisme, le drapeau vert de l'Islam celle du drapeau rouge, les imams prédicateurs des mosquées celle des commissaires politiques.
Le XXIème siècle sera une guerre sans merci car les foules immenses du Tiers-monde islamisé (et des banlieues de nos grandes métropoles) sont autrement plus dangereuses que ne l'ont jamais été les chars du Pacte de Varsovie…., Ne continuons pas à nous boucher les yeux, à parler de "l'amitié islamo-chrétienne", d'un "Islam à l'occidentale", de "la cohabitation harmonieuse des trois monothéismes".
Soyons intransigeants avec les règles de notre laïcité.... S'il y a une leçon qu'il ne faut jamais oublier c'est bien celle de Munich, Churchill avait dit :"Ils ont préféré le déshonneur à la guerre et ils auront les deux".....Il ne faut jamais tenter de pactiser avec ceux qui vous ont déclaré la guerre."

....C'est là  un artcle des plus lucide....Alors pourquoi cette hostilité de l'Occident vis-à-vis d’Israël et de sa  lutte contre ce monde musulman qui refuse son droit d’exister, un refus qu’Eric Marty définit en ces termes : "L'un des scénarios - et pas le moindre,de la guerre que livrent les Palestiniens aux Israéliens a pour noyau métaphysique l'effacement absolu de l'être juif en tant qu'insupportable rival parce que dépositaire de l'origine." ?
 …Pourquoi l’Occident ne comprend-t-il pas la véritable et profonde raison du conflit palestino-israélien qui n’est autre que cette haine de l'Islam pour l’Occident (et donc pour sa tradition judéo-chrétienne) dont parle Thierry Desjardins ?   

Z.T.

vendredi 28 septembre 2012

 Justice pour les réfugiés juifs des pays arabes 
 L’ONU a débattu de ce problème 
  26 Septembre, 2012

Même l’importante pression mise sur l’ONU pour empêcher au dernier moment le premier évènement de ce genre consacré aux réfugiés juifs originaires des pays arabes, rien n’a aidé, et le 26/9 au soir a été ouverte la conférence au siège de l’ONU à New York consacrée aux réfugiés juifs des pays arabes.
L’exigence arabe d’annuler l’évènement a été refoulée, et suite à cela la ligue arabe s’est adressée au secrétariat de l’ONU pour demander que soit mise en place une table à l’entrée de l’évènement israélien afin de distribuer des documents aux journalistes, mais même cela a été refusé par l’ONU.
L’évènement qui a été organisé par le ministère des affaires étrangères et la délégation israélienne à l’ONU est le premier à être organisé, et il a été retransmis en direct par la chaîne de l’ONU sous le titre « l’histoire qui n’a pas encore été racontée sur le Proche-Orient : justice pour les réfugiés juifs des pays arabes ». Des cadres importants du secrétariat de l’ONU ont participé à cet évènement, ainsi que des ambassadeurs des pays occidentaux.
L’adjoint du ministre des affaires étrangères, Danny Ayalon, est celui qui a mené le combat pour la reconnaissance des réfugiés juifs, il a déclaré qu’il s’agit d’un évènement historique : « entre les murs de l’ONU nous commençons a apporter la justice aux réfugiés juifs qui ont été torturés, persécutes et déportés, et dont les droits ont été niés ». Ayalon a précisé que la décision du conseil de sécurité numéro 242 parle de rendre justice a tous les réfugiés du Proche-Orient, grâce au travail de l’ancien ambassadeur américain, Arthur Goldberg, qui a refusé l’exigence d’introduire la notion de réfugiés arabes. « Il s’agit d’un retard de 64 ans, mais il n’est pas trop tard pour apporter la justice et parler de l’histoire ».
Pendant la conférence, l’ambassadeur israélien a l’ONU, Ron Prosor, a aussi pris la parole et a demandé à l’ONU de créer un centre de documentation et d’étude sur le sujet des réfugiés juifs qui ont été expulsés des pays arabes. « L’ONU doit réunir des témoignages sur les réfugiés juifs, réunir des preuves sur leur passe et connaître la tragédie humaine qu’ils ont vécu ». « Les réfugiés juifs ont droit a la justice et l’état d’Israël est la pour la réclamer en leur noms ».
L’ambassadeur a critiqué l’ONU et la communauté internationale sur « l’accord du silence » volontaire, selon lui, sur la tragédie des juifs qui ont été chassés des pays arabes, et il a ajoute que « il est temps d’exiger des pays arabes de prendre leur responsabilité historique et morale sur ces expulsions, la souffrance et la saisie des biens de près d’un million de réfugiés juifs ».
Des réfugiés juifs des pays arabes se sont présentés à cette conférence, dont le Rav Eli Abadi, qui est ne a Beyrouth, Edwin Shoker, qui est ne a Bagdad, et le journaliste Shalom Yeroushalmi dont les parents ont du laisser tous leurs biens a Damas et s’enfuir sans rien du tout. Ont aussi participé à cette conférence les professeurs Erwin Kotler et Alan Dershowitz, qui ont discuté des droits légaux des juifs issus des pays arabes

* "Je suis un réfugié"– Tel est le titre d’une campagne  unique, lancée par le ministère des Affaires étrangères mardi dernier demandant aux Israéliens nés dans des pays arabes de télécharger des témoignages vidéo racontant l’histoire de leur expulsion de ces pays.

Z.T. 

Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)

vendredi 21 septembre 2012


Romney critiqué pour avoir osé dire la vérité sur le conflit.

Le candidat républicain à la présidence des EU, Mit Romney a dernièrement fait part de sa vision  du conflit au Moyen Orient et de la position des Palestiniens .Lors d'une séance de lever de fonds auprès de sympathisants,  Mitt Romney s'est dit persuadé que les « Palestiniens ne s’intéressent absolument pas à la paix avec Israël et que leur seul but est de détruire et d’éliminer Israël ».

Voici l'intégrité de sa déclaration qui a fait tellement "scandale": 
 "The Palestinians have no interest whatsoever in establishing peace, and that the pathway to peace is almost unthinkable to accomplish... I look at the Palestinians not wanting to see peace anyway, for political purposes, committed to the destruction and elimination of Israel, and these thorny issues, and I say there's just no way."

Le négociateur palestinien Saëb Erakat a réagi mardi dernier  avec vigueur à ces déclarations, les jugeant "inacceptables". "Personne n'a davantage intérêt à la paix que les Palestiniens", a-t-il assuré.....Vraiment ??

Il faut être aveugle et sourd pour ne pas percevoir clairement cette position  palestinienne dans le conflit qui consiste à vouloir effacer l'existence même d'Israël.
 L'organe officiel de l'Autorité palestinienne,"Al-Hayat Al-Jadida" comme d’ailleurs la chaîne officielle de TV,  publient continuellement, d'une manière claire et sans nulle ambiguïté des articles et des messages déclarant officiellement qu'Israël n'a pas droit d'existence. Et les formulations « modérés » concernant l’exigence du retour en Israël de millions de « réfugiés » palestiniens n’en sont pas moins explicites.   
Ceci sans parler des manuels scolaires qui, à haute dose, inculquent aux enfants palestiniens ce même message....Alors la déclaration de Romney est-elle une calomnie mensongère ou une vérité incontestable ?

Si a l'exemple de Romney  le Monde occidental dans son ensemble, cessait de s'en tenir aux mêmes formules creuses sur le conflit dont la solution devrait soi-disant dépendre des concessions israéliennes et, au lieu de cela, montrait clairement  du doigt en la condamnant sans ambages cette position palestinienne (qui est en fait la seule cause de ce conflit), il pourrait  alors contribuer vraiment  à un possible processus de pacification dans notre région....Malheureusement on en est encore loin....

Z.T.

Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)
www.zvitenney.info
 

mercredi 29 août 2012

La crise de la zone Euro n’a rien de surprenant

A l’époque où l’U.E. commençait à parler de l’établissement d’une monnaie unique et donc d’une Banque centrale commune à tous les pays membres , nombreux étaient les économistes imbus des enseignements de Paul Samuelson et de Milton Friedman, qui ont émis des doutes sur cette possibilité. J’en étais, et durant mes fonctions de directeur du département économique du MFA, j’ai soumis plus d’un rapport à ce propos.

En effet un facteur important de toute gestion économique est la politique monétaire que mène la Banque centrale en fonction des tendances de l’économie .Cette politique monétaire comprend entre autres la fixation du taux d’intérêt directeur : une tendance inflationniste imposant une hausse de ce taux directeur ou au contraire sa baisse dans le cas d’une tendance à la stagnation.

La politique monétaire de la Banque centrale inclue également un certain contrôle et ajustement du taux de change de la monnaie nationale en fonction de la situation du commerce extérieur.

On se demandait donc quelle pourrait être la politique monétaire d’une Banque centrale européenne face à des différences parfois énormes de tendances et de développements économiques dans les différents pays de la zone monétaire commune.

D’ailleurs en mai 2001 le fameux économiste Milton Friedman avait énoncé de manière très claire les raisons pour lesquelles l’Euro allait susciter des disfonctionnements graves, Voici ses propos qui auraient du donner à réfléchir :

« Un système dans lequel les frontières politiques ne coïncident pas avec les frontières monétaires est condamné à être essentiellement instable… Un taux de change flexible permettrait des ajustements. Dès lors qu’un taux de change flexible n’existe pas, les seuls mécanismes d’ajustement subsistants sont les prix, les salaires, les mouvements de population et de capital. Les mouvements de population et les variations salariales sont limités par les divergences culturelles et les différences de réglementation et de structure économique de pays à pays. Si de la flexibilité n’est pas réintroduite, les membres de la zone euro connaîtront une série de chocs asymétriques, de graves difficultés économiques émergeront, qui créeront une conflictualité politique. »

Et là on y est, car il faut bien reconnaître que les divergences culturelles et les différences de réglementation et de structure économique d’un pays à l’autre dans la zone euro existent et sont toujours là.

Certains économistes prétendent que cette zone euro pourrait être sauvée provisoirement par une cassure en deux, avec d’un côté les pays du Nord, et de l’autre les pays du Sud. D’autres évoquent la nécessité d’émission de monnaie par la Banque centrale européenne, qui a déjà monétisé de la dette en quantités considérables, et, en conséquence provoquant de l’inflation et une dévaluation de l’Euro. Celui-ci a déjà perdu en un an quinze pour cent par rapport au dollar.

Pour ce qui est de la mise en place d’une "gouvernance européenne" plus ferme, comme le voudrait l’Allemagne, afin de tenter de recoller provisoirement les morceaux d’ores et déjà épars, il n’est pas sûr que les résultats puissent en être convaincants. La zone euro semble être en sérieuses difficultés

Relire Milton Friedman serait une urgence en Europe.

Z.T.

Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)
www.zvitenney.info

samedi 18 août 2012

Say no to Europe

Say no to Europe

By Zvi Tenney*

March 21 2002-For several years now, and through zealous maintenance of its one-sided position on the Israeli-Palestinian conflict, the European Commission has been endeavoring to promote international recognition of a Palestinian state through a series of economic and commercial measures. These efforts are being made despite, and in spite of, the absence of an agreed settlement with Israel.

As part of these ongoing efforts, on November 23, 2001 the Commission issued an official Notice to European importers in which it cautions that, in its opinion produce from Jewish settlements on the West Bank, the Gaza Strip, East Jerusalem and the Golan Heights is not eligible to be considered as Israeli produce, and should therefore not be included in the trade agreement between the EU and Israel. Consequently, taxes are payable on such products, even if Israel issues them with certificate of origin.

This move, which is not backed by international law appears to be of a tactical-political nature. On the one hand, it is an overt expression of opposition to Jewish settlements, but it is also an attempt to possibly get Israel to withdraw its reservations to a free trade agreement signed by the EU with the Palestinian Authority back in 1997.

…. Apparently, the European Commission assumes that Israel would be hesitant about asking for international arbitration (as required by clause 75 in the trade agreement between the sides) and will prefer to reach a compromise and withdraw its objections to the European-Palestinian agreement.

Accepting such a proposal would be a diplomatic, political and economic mistake. Israel has no reason to fear international arbitration. WTO sources have several times repeated a statement made by former US Secretary for Foreign Trade Stuart Eisenstadt, that: "Israel exporting of goods from the territories bearing a Made in Israel label is not in breach of international law."

Indeed, according to WTO regulations, a free trade agreement applies also to all areas in which the country's customs laws are applicable. This principle was for example explicitly included in a trade agreement between Canada and Israel signed in 1996 and approved by the WTO.
Even if one relates to such territories as occupied by a foreign power the WTO imposes responsibility for foreign trade from these territories on the occupying country.

This is augmented by a legal aspect supported both by the provisions of the trade agreement between the sides and the provisions of the community law which notes, inter alias, that: "the domain of applying agreements may be expanded, beyond the sovereign area, to territories in which the signatory maintains any kind of authority, including partial authority." This is the situation in Area C, not to mention East Jerusalem and the Golan Heights where Israeli law is applicable in full.

It should be noted that the 1969 Vienna treaty on "interpretation of
agreements" stresses the critical nature of "precedents" in the application of agreements. Thus, the EU may not change the situation that has existed since 1975, when it signed the initial free trade agreement with Israel.

This basic principle is also backed by "the community law principle of legitimate expectations", (in this case, of European importers and Israeli exporters who have the right to view the trade agreement as applied for many years).

Moreover, one may assume that the EU is aware of Israel's right to apply "reciprocity" and to impose customs duties on all European produce to be exported to the Territories, to East Jerusalem and the Golan Heights. In such a case, European would suffer far greater damage than Israel as European exports are three times larger than Israeli exports to Europe.

It is reasonable to assume that an Israeli request for international
arbitration would force the Europeans to retreat, in one way or another. This would put an end to the ongoing damage to Israeli exports, which have already had to contend with embargoes and the obligation to deposit funds as a condition of release from European customs.

Even if diplomatic intervention manages to modify or temporarily defer these rulings, the continued atmosphere of threat and uncertainty will continue to damage Israeli exports to Europe, and may even be used as a detrimental economic political precedent in other export markets elsewhere.

This episode seems characteristic of those cases in which the well known diplomatic rule applies: "Very often the most effective way to say "no", is to say "no."

Jerusalem Post, March 21 2002

*The writer is a retired Ambassador and served as the head of the Economics Department at the Foreign Ministry.

En diplomatie le compromis n’est pas forcément le bon choix

En diplomatie le compromis n’est pas forcément le bon choix

En effet, comme on l’enseigne à l’ENA (l'École nationale d'administration française), très souvent en diplomatie la meilleure façon de dire Non…c’est de dire Non.

Cela fait plus d’une décennie que l’Union européenne s’est attelé à politiser son Accord de libre échange avec Israël pour en faire un outil contre l’occupation israélienne de la Judée Samarie. L’U.E. souhaitait arriver à ne pas appliquer à l’importation des produits de Judée Samarie, de Jérusalem Est et du Golan, l’exemption de droit de douane que prévoie son Accord de Libre Echange avec Israël.

Mais cela n’était pas si simple car c’était là une violation des règles internationales de l’OMC (l’Organisation Mondial du Commerce), qui exigent que de tels Accords de libre échange ne s’appliquent pas seulement aux pays signataires mais aussi à tout Territoire inclue dans leur enveloppe douanière, autrement dit quand il n’existe pas de frontière douanière entre eux.

Ainsi par exemple tout accord de ce genre que signe la France s’applique également à la Principauté d’Andorre, et à celle de Monaco (et bien sûr, même à l’Alsace Lorraine).

C’est là également le cas entre Israël et la Judée Samarie et Jérusalem-Est.

Mais la réaction israélienne illogique et apeurée à l’époque, face à cette tentative européenne (contre laquelle je mettais déjà en garde dans un article publié en 2002. Voir ci-joint), a tout de même conduit à la signature en 2005 d’un accord de compromis entre Israël et l'UE, permettant de distinguer parmi les articles exportés vers l'UE ceux produits dans « les colonies des territoires occupés ».

Israël a accepté de faire figurer sur tous ses produits d'exportation vers l'Europe des labels d'origine, permettant de savoir s'ils ont été produits en Israël ou dans ces « territoires occupés ».

Se basant sur ce compromis, et sans doute pour atténuer les critiques des cercles pro-palestiniens après que lors de la réunion du Conseil d’ Association UE-Israël, le 24 juillet dernier, l’Union a décidé de ren­forcer sa coopé­ration avec Israël dans 60 nou­veaux domaines d’activité, l’UE a publié ces jours derniers un décret pour désigner aux importateurs les localités en Israël ne pouvant bénéficier des tarifs préférentiels prévus dans le cadre de cet Accord de libre échange.

Cela au motif qu’elles seraient entre autres en Judée Samarie qualifiées de "territoires occupés" ce qui est bien évidemment non seulement une violation des règles internationales de l’OMC, comme mentionné plus haut ,mais également une ineptie au regard du droit international.

Dans la volée l’UE a modifié, par ce simple décret, les frontières d’Israël en incluant dans cette liste noire Modi’in-Maccabim -Re’ut, localité à l’intérieur d’Israël.

C’est là en résumé le piètre résultat d’une diplomatie qui n’osant dire « Non » en se basant sur le Droit international et les règlements qui en découlent, a préféré le « Compromis ».

Z.T.

jeudi 9 août 2012

Les dessous des actes de violence en Syrie

Nombreux sont les spécialistes du monde arabe qui affirment que le sois disant "Printemps arabe" qui dure depuis 18 mois en Syrie est en fait une guerre civile et plus précisément une guerre de religion.

On assiste en fait à un nouvel épisode sanglant de la lutte sans merci que mène l’Islam dit "régulier" ou "la sunna", contre l’Islam dissident "la shiah". Et ceci aggravé considérablement par une présence en Syrie d’Alaouites qui ont acquis durant ces dernières années grâce au clan Assad, lui même Alaouite, une influence particulière.

Rappelons que la pratique de cette religion Alaouite est des plus "spéciale". En général, la prière se fait dans l’intimité du foyer, rarement dans une mosquée. Seuls les hommes sont initiés aux secrets de la doctrine pendant leur adolescence. De leur côté, les femmes ne portent pas le hijab, à quelques exceptions près dans les villes. L’alcool est toléré. Les adeptes ignorent le jeune et le pèlerinage à la Mecque. Ils croient en la réincarnation et célèbrent une forme d'eucharistie à l'aide de pain et de vin. Leur religion est un mélange d'éléments venus du chiisme, du christianisme byzantin et de cultes hellénistiques. Ils célèbrent des fêtes aussi bien musulmanes que chrétiennes.

Sous les ottomans, les Alaouites sont pauvres, considérés comme des "infidèles" par les sunnites et de fait, des citoyens de seconde zone. Après la 1ère guerre mondiale et l’effondrement de l’Empire Ottoman, la France qui reçoit un mandat sur la Syrie, crée un Territoire des Alaouites et émancipe cette ethnie en l’intégrant dans la police et l’armée.

Après la création du parti national socialiste "Baath" avec l’aide des Chrétiens, après plusieurs coups d’état, les alaouites et notamment les Assad, ont progressivement pris le pouvoir et l’ont gardé depuis 42 ans, avec une main de fer.

Un début de guerre civile eut lieu entre 1979 et 1982 lorsque les Frères Musulmans se sont révoltés obligeant les Alaouites d’Alep à se réfugier sur la côte à Lattaquié, révolte sanglante des 2 côtés, qui s’est terminée par le massacre de Frères Musulmans à Hama avec quelques 20 000 morts.

Les Alaouites ne représentent certes que 10 à15% d’une population de 20 millions d’habitants en Syrie, (20% en Turquie, soit près de 15 millions d’âmes). Mais dans la mouvance des Alaouites, on trouve en Syrie d’autres minorités religieuses ou ethniques menacées par les islamistes et les Frères Musulmans: les Chrétiens catholiques ou orthodoxes, les Assyriens, les Druzes et les Kurdes.

Les Arabes laïcs, d’origine sunnite, forment avec les alaouites les élites du pays. Ils sont encore neutres, malgré certaines défections dans l’armée et l’administration. Au total, plus de la moitié de la population syrienne est hostile aux Arabes sunnites.

On comprend pourquoi les Assad et l’ethnie alaouite se battront jusqu’au bout pour garder un pouvoir en Syrie, en particulier dans leur zone d’origine, pour leur survie, et éviter ainsi leur disparition par des massacres sunnites annoncés.

Ces mêmes spécialistes du monde arabe estiment que dans ce conflit, l’Occident se doit de rester vigilant, mais neutre. L’engagement des politiques et des médias occidentaux au côté de "l’Armée de Libération syrienne", financée par l’Arabie saoudite et le Qatar, noyautée par les Frères Musulmans et les jihadistes étrangers, est une attitude qui semble inconvenante, voire dangereuse. D’autant plus que la responsabilité des massacres et des sévices sont également partagées.

Z.T.

Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)