Dans un article recent du prêtre Arbez de Genève,il explique longuement"Ce que les chétiens doivent à leurs frères aînés".
Ce même prêtre Arbez faisait remarquer dernièrement à Madame Al Ashmawi, professeur à l'Université de Genève, qu'elle avait raison de rêver d’une meilleure condition pour la femme musulmane, mais elle devrait élaborer ses analyses et ses projets pour le monde islamique sans pour autant dénigrer le christianisme de cet Occident où elle a choisi de vivre.
Et d'ajouter: ".. N’est-ce pas le christianisme qui a apporté, avec notre société démocratique issue d’Athènes, de Rome et de Jérusalem, tant de valeurs spirituelles et de ressources humaines qui alimentent la lutte que mènent tous les humanistes pour la dignité humaine ?".
C'est là un point de vue que défendent de plus en plus, nombreux hommes d'église et sociologues qui s'efforcent de faire comprendre tout ce que la civilisation occidentale doit au Judaïsme du point de vue spirituel, moral, éthique et idéologique.
Comme il est dit souvent :"Si tout ce qui meuble la demeure spirituelle de l'homme de l'Occident est grec,la demeure elle même est juive".
D'ailleurs le Pape Jean-Paul II lui même n'a-t-il pas, d'une certaine manière, confirmé ce fait en qualifiant les Juifs de "Frères aînés de l'Eglise" ?
A ce propos, il me plait de rapporter une épisode fort sympathique que j'ai personnellement vécue :
En poste d'Ambassadeur en Equateur en 1986, nous avons eu l'occasion, mon épouse et moi, d'être présentés à Jean-Paul II alors en visite dans ce pays. Il s'est longuement attardé avec nous, introduisant même quelques mots en hébreu dans la conversation.
Evoquant la Messe publique qu'il avait célébré dans la matinée , j'ai dit malicieusement au Nonce Apostolique qui l'accompagnait, que j'ai déjà fait mon rapport à Jérusalem en signalant que nous y étions une quarantaine de représentants diplomatiques de différents pays …et que Sa Sainteté n'a évoqué qu'Israël.. (il avait en effet lu durant la Messe un passage de la prophétie d 'Essai )….
Jean-Paul II partit d’un grand éclat de rire en acquiescent de la tête.
Zvi Tenney
lundi 2 août 2010
Napoleon et le Sionisme:une approche etonnante.
Napoleon et le Sionisme:une approche étonnante
Avant même sa fameuse prédiction du Tishea Behav 1812 sur la "reconstruction de la Patrie juive", (évoquée dans notre courrier précèdent) , Napoléon-Bonaparte avait essayé de passer aux actes dans ce domaine.Alors qu'il assiégeait Saint-Jean d'Acre, Napoléon Bonaparte avait préparé une Proclamation, datée du 20 avril 1799, créant en Palestine un Etat Juif indépendant.
Il pensait occuper Saint-Jean d'Acre dans les jours suivants et se rendre ensuite à Jérusalem pour y lancer sa Proclamation.
Dans le Moniteur Universel de Paris, daté du 22 mai 1799,on pouvait y lire: « Bonaparte a publié une proclamation par laquelle il invite tous les juifs de l'Asie et de l'Afrique à se ranger sous sa bannière en vue de rétablir l'ancienne Jérusalem. Il a déjà armé un grand nombre, et leurs bataillons menacent Alep »
Mais à la suite de son échec militaire à Saint-Jean d'Acre après que les Anglais accoururent au secours des Turcs, il ne pu réaliser ce projet.
Le 16 août 1800, Napoléon déclarait encore: " Si je gouvernais une Nation juive, je rétablirais le Temple de Salomon."
Voici donc le texte de cette étonnante Proclamation que l'on ne peut se lasser de rappeler:
Zvi Tenney
Proclamation à la Nation Juive
Quartier général Jérusalem,1er floréal, an VII de la République Française
(20 avril 1799)
Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française
en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine :
Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d'années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !
Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s'ils n'ont pas les dons prophétiques d'Israël et de Joël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s'enfuiraient à jamais. (Isaïe 35.10)
Debout dans la joie, les exilés ! Cette guerre sans exemple dans toute l'histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer. Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d'ignominie. Bien que l'époque et les circonstances semblent peu favorables à l'affirmation ou même à l'expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd'hui, contrairement à toute attente, le patrimoine israélien.
La Providence m'a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serais à Damas, dont la proximité n'est plus à craindre pour la ville de David.
Héritiers légitimes de la Palestine !
La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu'elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires.
Levez-vous ! Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n'a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Maccabées 12.15). Montrez que deux mille ans d'esclavage n'ont pas réussi à étouffer ce courage.
Hâtez vous! C'est le moment qui ne reviendra peut-être pas d'ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d'adorer librement le Seigneur selon votre religion. (Joel 4.20).
mardi 20 juillet 2010
Desengagement complet et total de Gaza.
Dans un Mail précèdent je rappelais l'initiative attribué au Ministre israélien des Affaires étrangers, selon laquelle Israël en coopération avec l'UE, cesserait tout lien avec la bande de Gaza, fermant complètement sa frontière avec elle de sorte que Gaza serait liée au Monde extérieur par son port maritime et sa frontière avec l'Egypte.
Cette initiative a été critiquée en Israël et à l'Etranger comme découlant d'une position de la Droite israélienne (voir Le Figaro du 17 juillet).
Et pourtant c'est là une solution logique et souhaitable qui a le soutien aussi bien de certains cercles de Gauche comme l'a exprimé dernièrement le journaliste du quotidien "Haaretz" Akiba Eldar que par les milieux académiques en Israël .
Ci bas, pour exemple, l’extrait d'une étude publiée le 30 juin dernier par le "Centre de Recherche Begin -Sadate (BESA) for strategic studies" sous le titre "Gazans Deserve a Better Future" :
Z.T.
"...The recent decision of the Israeli government to ease its blockade on the Gaza Strip works more in favor of strengthening Hamas rule than it does toward advancing Israeli-Palestinian peace efforts. The international pressure that led to this move indicates a gross misunderstanding of Israel's right to self-defense as well as a grave misperception as to Israel's responsibilities as a non-occupying power. It is clear that the international community has succumbed to the anti-Israel propaganda war.
...Instead of easing the blockade, the Israeli government should have announced its intention to exercise its sovereign right to close the border with Gaza and to halt the transfer of any goods to its enemy within several months. Israel must make clear to the world that it refuses to accept responsibility for the welfare of Gazan residents, particularly since they are employing violence against the Jewish state.
The period of time leading up to the actual border closure should be used to establish alternative routes of supply via Egypt, which also borders Gaza. Egypt is unlikely to welcome such a development because it prefers to keep the Gaza hot potato in Israel's lap. However, the Egyptians are much more adept at dealing with the Gazans, whom they ruled in the past using Arab methods. The Palestinians in Gaza and elsewhere are not only Israel's problem, but constitute a regional headache. Therefore, responsible Arab actors should take part in addressing this issue ."
Prof. Ephraim Inbar ,"Besa".
Dr Zvi TenneyAmbassador of Israel
Cette initiative a été critiquée en Israël et à l'Etranger comme découlant d'une position de la Droite israélienne (voir Le Figaro du 17 juillet).
Et pourtant c'est là une solution logique et souhaitable qui a le soutien aussi bien de certains cercles de Gauche comme l'a exprimé dernièrement le journaliste du quotidien "Haaretz" Akiba Eldar que par les milieux académiques en Israël .
Ci bas, pour exemple, l’extrait d'une étude publiée le 30 juin dernier par le "Centre de Recherche Begin -Sadate (BESA) for strategic studies" sous le titre "Gazans Deserve a Better Future" :
Z.T.
"...The recent decision of the Israeli government to ease its blockade on the Gaza Strip works more in favor of strengthening Hamas rule than it does toward advancing Israeli-Palestinian peace efforts. The international pressure that led to this move indicates a gross misunderstanding of Israel's right to self-defense as well as a grave misperception as to Israel's responsibilities as a non-occupying power. It is clear that the international community has succumbed to the anti-Israel propaganda war.
...Instead of easing the blockade, the Israeli government should have announced its intention to exercise its sovereign right to close the border with Gaza and to halt the transfer of any goods to its enemy within several months. Israel must make clear to the world that it refuses to accept responsibility for the welfare of Gazan residents, particularly since they are employing violence against the Jewish state.
The period of time leading up to the actual border closure should be used to establish alternative routes of supply via Egypt, which also borders Gaza. Egypt is unlikely to welcome such a development because it prefers to keep the Gaza hot potato in Israel's lap. However, the Egyptians are much more adept at dealing with the Gazans, whom they ruled in the past using Arab methods. The Palestinians in Gaza and elsewhere are not only Israel's problem, but constitute a regional headache. Therefore, responsible Arab actors should take part in addressing this issue ."
Prof. Ephraim Inbar ,"Besa".
Dr Zvi TenneyAmbassador of Israel
jeudi 24 juin 2010
"Palestine" : Comment cet artifice s'est implanté dans l'histoire.
"Palestine" : Comment cet artifice s'est implanté dans l'histoire.
Juste quelques remarques pour préciser les faits autour de ce phénomène étrange et par la même, peut-être, de mieux éclairer l'actualité au Proche Orient.
Cela s'est passé sous le règne de l'Empereur romain Hadrien ( 76 – 138). Bien que connu pour son "ouverture" et ses nombreuses réformes ,Hadrien reste jalousement garant de l'ordre de l'Empire et n'hésite pas à réprimer avec la plus grande sévérité les révoltes de ses sujets.
La plus célèbre est la révolte de Bar-Kokhba, qui secoue la Judée entre 132 et 135. Cette révolte, encouragée par une partie des grandes figures juives de l’époque, comme Rabbi Akiva ou Rabbi Bar-Yohay, s'était fixée comme objectif de regagner la souveraineté nationale Juive, perdue après la destruction du second Temple par les Romains en 70.
Elle semble avoir été également exaspérée par la décision d'Hadrien,en132, de rebâtir sur l'emplacement du Temple de Jérusalem un temple dédié à Jupiter . Cela alors que durant sa viste "amicale" en Judée en 1929, les Juifs avaient compris que la promesse d'Adrien de "rebâtir Jérusalem" signifiait la reconstruction du Temple juif.
12 légions participent à la répression de cette révolte mais les pertes romaines sont si effroyables que l'Empereur renonce au "Triomphe" après la victoire
Une répression sévère toucha alors la Judée, accompagnée des fameuses mesures d'Hadrien (Gzerot Andrianos) visant à faire disparaître le caractère juif de la région .
Les Juifs sont expulsés de Jérusalem qui leur fut interdite de séjour et qui fut transformée en colonie romaine et rebaptisée Ælia Capitolina.
Les Juifs sont dispersés dans tout l'Empire.
Tous les rites de la religion hébraïque sont complètement interdits.
Et enfin et surtout,la Judée est rebaptisée Palestine, un nom qui renvoie à celui d'un peuple de l'époque biblique,les Philistins ,qui ,quelques siècles auparavant ,occupaient la plaine côtière de Canaan .
Le successeur d’Hadrien, Antonin le Pieux, sans annuler l'essentiel de la "réorganisation d'Hadrien", en adoucit certaines mesures touchant au rite religieux, revenant ainsi sur l'interdiction de la circoncision.
Ælia Capitolina redevient Jérusalem avec la prédominance du Christianisme dans l'Empire romain .
Mais l'affublement trompeur, de "Palestine", pour "Judée", s’est lui maintenu au fil des siècles et jusqu'à nos jours.
Z.T.
Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)
vendredi 22 janvier 2010
Le refus palestinien de reprendre les négociations de paix
Le refus palestinien de reprendre les négociations de paix
Dans une interview au “Figaro” (du 5/1/10) intitulée “Un État palestinien est devenu impossible”, Sari Nusseibeh, cet intellectuel palestinien de premier rang, a fait preuve d’une franchise peu commune en se référant à la raison de l’échec du processus de paix, précisant : ”Nous avons échoué, c'est vrai, en partie à cause de notre incapacité à négocier ou à comprendre la négociation…”. Sans doute une façon d’indiquer que les négociateurs palestiniens n’ont, au fond, jamais été intéressés par la création d’un Etat palestinien vivant pacifiquement aux côtés d’Israël mais par des structures et un processus qui puissent aboutir à la longue à la destruction d’Israël.
En effet on entend souvent dire, que chacun sait quels sont les paramètres du futur accord de paix entre Israël et les Palestiniens à savoir: l'établissement d'un État palestinien sur la totalité de la Bande de Gaza et de la Judée-Samarie , le partage de Jérusalem, et la renonciation palestinienne au “droit au retour” avec cependant l'acceptation par Israël d'un nombre symbolique de réfugiés palestiniens. Si tel est le cas, comment se fait-il que les Palestiniens aient rejeté cette solution à trois reprises?
À Camp David, en juillet 2000, Ehud Barak accepta l'établissement d'un État palestinien sur la totalité de la Bande de Gaza, sur 91% de la Judée-Samarie.
En décembre 2000, le Président Clinton soumit à Israël et aux Palestiniens un plan de paix prévoyant l'établissement d'un État palestinien sur la totalité de la Bande de Gaza et sur 95% de la Judée-Samarie avec une compensation territoriale israélienne.
En novembre 2008, le Premier Ministre israélien Ehud Olmert proposa à Mahmoud Abbas l'établissement d'un État palestinien sur la totalité de la Bande de Gaza, sur 97% de la Judée-Samarie avec une compensation territoriale israélienne de 3%, l'internationalisation de Jérusalem, et l'acceptation par Israël d'un millier de réfugiés palestiniens.
Mahmoud Abbas non seulement rejeta l'offre, mais déclara au Washington Post en mai 2009 que la proposition d'Éhud Olmert montre à quel point le fossé entre Israël et les Palestiniens reste "énorme."L'énormité de ce fossé n’est, sans doute autre, que le rejet israélien de ce "droit au retour" des réfugiés qui mettrait fin à son existence comme Etat nation du peuple juif.
A ce propos Nusseibeh déclare au “Figaro”: “Le dernier plan que j'ai proposé est une lettre que j'ai envoyée il y a six mois à Obama et à George Mitchell. Je leur propose d'arrêter immédiatement des négociations devenues inutiles : toutes les questions ont été plus ou moins réglées, ne restent que les points insolubles”.Il est clair, là encore, qu’il fait allusion, en tout premier lieu, à l’exigence palestinienne du “droit du retour” des réfugiés en Israël.
Ne serait-ce pas là la réaction palestinienne à la déclaration officielle, claire et nette du Premier Ministre israélien en juin 2009 à l’Université de Bar-Ilan, selon laquelle il acceptait l'établissement d'un État palestinien, à deux conditions que ce dernier soit démilitarisé, et que les Palestiniens reconnaissent Israël comme État juif? Autrement dit une solution de deux États pour deux Nations, un État nation pour les Juifs israéliens et un État nation pour les Arabes palestiniens. Dans ces conditions le “droit du retour”,cette arme démographique pour la destruction d’Israël, ne pourrait évidemment pas être appliqué .
Ceci d’autant plus que les Palestiniens n’ont, semble-t-il, pas réussi à délégitimer le concept même “d'État juif”, tentant de convaincre le monde occidental que l'idée d'un État juif est raciste, discriminatoire et anti-démocratique, et qu'Israël devrait être un "État de tous ses citoyens."Cet argument, en effet, ne pouvait convaincre l’opinion publique surtout en Europe. Israël étant à la fois un État juif et un État démocratique pour tous ses citoyens, de la même manière que les pays européens sont des Etats Nations et des Etats pour tous leurs citoyens.
Comme la plupart des pays européens, Israël est donc un Etat Nation. C'est-à-dire un État qui incarne l'identité et la liberté nationales d'un peuple. En France, par exemple, la langue officielle est le français; les fêtes nationales sont les fêtes catholiques et les dates qui commémorent des événements importants de l'Histoire de France; le drapeau tricolore et la Marseillaise sont des symboles de la Révolution française et ils expriment l'indépendance du peuple français
Il en va de même pour Israël, le peuple juif y constitue une majorité, il se gouverne lui-même, l'Hébreu est la langue nationale, les fêtes juives sont des fêtes nationales, et les symboles nationaux tels que le drapeau et l'hymne expriment l'indépendance du peuple juif. Cela n’empêche pas l'Etat nation juif d’être également un État démocratique où tous ses citoyens. juifs ou non, jouissent des mêmes droits civiques
Alors quelle perspective reste-t-il aux Palestiniens pour aboutir à leur fin ? On entend de plus en plus de dirigeants palestiniens parler “d’annexion” des territoires palestiniens par Israël pour former un seul pays pour les deux peuples avec l’espoir que là aussi l’arme démographique ferait à la longue son effet.
C’est ainsi que Sari Nusseibeh déclare à la fin de son interview au “Figaro”: “Ma prochaine proposition sera de demander à Israël de nous annexer….”
Mais annexion pour annexion, n’eut-t-il pas été plus logique pour la stabilité et la prospérité de la région et de tous ses habitants que cette annexion se fasse plus naturellement par la Jordanie et l’Egypte ? Mais voilà dans ce cas l’objectif primordial du conflit, la destruction d’Israël, ne serait pas atteint. Accepter cette annexion au sein du monde arabe nessécite un réalisme que même les plus “modérés” parmi les Palestiniens n’ont pas encore atteint….Et pour cause, l’opinion publique occidentale avec son analyse erronée des véritables causes du conflit, ne les encourage guère à cela.
Z.T.
Dr. Zvi TenneyAmbassador of Israel (ret)www.zvitenney.info
Dans une interview au “Figaro” (du 5/1/10) intitulée “Un État palestinien est devenu impossible”, Sari Nusseibeh, cet intellectuel palestinien de premier rang, a fait preuve d’une franchise peu commune en se référant à la raison de l’échec du processus de paix, précisant : ”Nous avons échoué, c'est vrai, en partie à cause de notre incapacité à négocier ou à comprendre la négociation…”. Sans doute une façon d’indiquer que les négociateurs palestiniens n’ont, au fond, jamais été intéressés par la création d’un Etat palestinien vivant pacifiquement aux côtés d’Israël mais par des structures et un processus qui puissent aboutir à la longue à la destruction d’Israël.
En effet on entend souvent dire, que chacun sait quels sont les paramètres du futur accord de paix entre Israël et les Palestiniens à savoir: l'établissement d'un État palestinien sur la totalité de la Bande de Gaza et de la Judée-Samarie , le partage de Jérusalem, et la renonciation palestinienne au “droit au retour” avec cependant l'acceptation par Israël d'un nombre symbolique de réfugiés palestiniens. Si tel est le cas, comment se fait-il que les Palestiniens aient rejeté cette solution à trois reprises?
À Camp David, en juillet 2000, Ehud Barak accepta l'établissement d'un État palestinien sur la totalité de la Bande de Gaza, sur 91% de la Judée-Samarie.
En décembre 2000, le Président Clinton soumit à Israël et aux Palestiniens un plan de paix prévoyant l'établissement d'un État palestinien sur la totalité de la Bande de Gaza et sur 95% de la Judée-Samarie avec une compensation territoriale israélienne.
En novembre 2008, le Premier Ministre israélien Ehud Olmert proposa à Mahmoud Abbas l'établissement d'un État palestinien sur la totalité de la Bande de Gaza, sur 97% de la Judée-Samarie avec une compensation territoriale israélienne de 3%, l'internationalisation de Jérusalem, et l'acceptation par Israël d'un millier de réfugiés palestiniens.
Mahmoud Abbas non seulement rejeta l'offre, mais déclara au Washington Post en mai 2009 que la proposition d'Éhud Olmert montre à quel point le fossé entre Israël et les Palestiniens reste "énorme."L'énormité de ce fossé n’est, sans doute autre, que le rejet israélien de ce "droit au retour" des réfugiés qui mettrait fin à son existence comme Etat nation du peuple juif.
A ce propos Nusseibeh déclare au “Figaro”: “Le dernier plan que j'ai proposé est une lettre que j'ai envoyée il y a six mois à Obama et à George Mitchell. Je leur propose d'arrêter immédiatement des négociations devenues inutiles : toutes les questions ont été plus ou moins réglées, ne restent que les points insolubles”.Il est clair, là encore, qu’il fait allusion, en tout premier lieu, à l’exigence palestinienne du “droit du retour” des réfugiés en Israël.
Ne serait-ce pas là la réaction palestinienne à la déclaration officielle, claire et nette du Premier Ministre israélien en juin 2009 à l’Université de Bar-Ilan, selon laquelle il acceptait l'établissement d'un État palestinien, à deux conditions que ce dernier soit démilitarisé, et que les Palestiniens reconnaissent Israël comme État juif? Autrement dit une solution de deux États pour deux Nations, un État nation pour les Juifs israéliens et un État nation pour les Arabes palestiniens. Dans ces conditions le “droit du retour”,cette arme démographique pour la destruction d’Israël, ne pourrait évidemment pas être appliqué .
Ceci d’autant plus que les Palestiniens n’ont, semble-t-il, pas réussi à délégitimer le concept même “d'État juif”, tentant de convaincre le monde occidental que l'idée d'un État juif est raciste, discriminatoire et anti-démocratique, et qu'Israël devrait être un "État de tous ses citoyens."Cet argument, en effet, ne pouvait convaincre l’opinion publique surtout en Europe. Israël étant à la fois un État juif et un État démocratique pour tous ses citoyens, de la même manière que les pays européens sont des Etats Nations et des Etats pour tous leurs citoyens.
Comme la plupart des pays européens, Israël est donc un Etat Nation. C'est-à-dire un État qui incarne l'identité et la liberté nationales d'un peuple. En France, par exemple, la langue officielle est le français; les fêtes nationales sont les fêtes catholiques et les dates qui commémorent des événements importants de l'Histoire de France; le drapeau tricolore et la Marseillaise sont des symboles de la Révolution française et ils expriment l'indépendance du peuple français
Il en va de même pour Israël, le peuple juif y constitue une majorité, il se gouverne lui-même, l'Hébreu est la langue nationale, les fêtes juives sont des fêtes nationales, et les symboles nationaux tels que le drapeau et l'hymne expriment l'indépendance du peuple juif. Cela n’empêche pas l'Etat nation juif d’être également un État démocratique où tous ses citoyens. juifs ou non, jouissent des mêmes droits civiques
Alors quelle perspective reste-t-il aux Palestiniens pour aboutir à leur fin ? On entend de plus en plus de dirigeants palestiniens parler “d’annexion” des territoires palestiniens par Israël pour former un seul pays pour les deux peuples avec l’espoir que là aussi l’arme démographique ferait à la longue son effet.
C’est ainsi que Sari Nusseibeh déclare à la fin de son interview au “Figaro”: “Ma prochaine proposition sera de demander à Israël de nous annexer….”
Mais annexion pour annexion, n’eut-t-il pas été plus logique pour la stabilité et la prospérité de la région et de tous ses habitants que cette annexion se fasse plus naturellement par la Jordanie et l’Egypte ? Mais voilà dans ce cas l’objectif primordial du conflit, la destruction d’Israël, ne serait pas atteint. Accepter cette annexion au sein du monde arabe nessécite un réalisme que même les plus “modérés” parmi les Palestiniens n’ont pas encore atteint….Et pour cause, l’opinion publique occidentale avec son analyse erronée des véritables causes du conflit, ne les encourage guère à cela.
Z.T.
Dr. Zvi TenneyAmbassador of Israel (ret)www.zvitenney.info
dimanche 25 octobre 2009
Jerusalem la Terre d'Israel et l'Islam
Jérusalem,la Terre d'Israël et l'Islam
Nombreux sont ceux qui ne cessent de poser la question suivante sans recevoir de réponses logiques:
-Jérusalem n'est pas mentionnée du tout dans le Coran, sa place dans la religion musulmane n'est donc pas explicite.
-C'est donc une question que tout Musulman se doit d'élucider d'après ce que le Coran enseigne dans la Sourat 10(94), à savoir:
"Et si tu es en doute sur ce que Nous (Allah) avons fait descendre vers toi, interroge alors ceux qui lisent le Livre révélé avant toi ( la Torah ou le "Livre sacré"). "
-Or, sinon dans la Torah du moins dans la Bible (de laquelle la Torah est partie intégrale pour former le "Livre sacré"), il est clairement spécifier que Jérusalem est la ville sacrée du Judaïsme.
Et pourtant les musulmans s'efforcent d'imposer une position contraire, dénigrant le lien des Juifs avec Jérusalem ,et même avec toute la Terre d'Israël.
C'est là ,semble-t-il, une attitude dictée par cette "approche politiquo-religieuse" bien connue selon laquelle en "Dar al Islam" (terres conquises et sous domination islamique) il ne peut y avoir que souveraineté islamique.
Mais voilà, "Dar al-Islam" et ses termes associés ne figurent pas dans les textes fondamentaux de l'Islam qui sont le Coran ou les Hadiths . Le Coran lui, enseigne toute autre chose pour ce qui est de sa perception des Juifs et du rapport entre le Judaïsme et l’Islam. A cet effet il suffit de rappeler ces trois versets du Coran :
-Sourat 6 versets 155-156. invoquée plus haut au sujet de la Sainteté de la Torah: "Nous [Allah] nous avons donné à Moïse le Livre de la Torah en totalité… ce livre (sacré) est béni"
Sourat 45, verset 15 :"Le peuple juif est le peuple élu : au peuple juif nous avons fait don du livre de la Torah, et la faculté de jugement et de prophétie… Nous les avons préférés à toutes les autres nations"
Sourat 7 verset 133: "Le peuple juif et la terre d’Israël … Après cela nous avons fait hérité à ce peuple[ juif] persécuté [ par Pharaon] la terre sainte, son côté Est et son côté Ouest, afin que se réalisent toutes les promesses du Seigneur, pour le peuple d’Israël".
Ces versets, d’une clarté absolue mais quelque peu passés sous silence par ceux qui refusent aujourd'hui l'existence même d'Israël, pourraient ,sans doute,servir un jour de "fondement religieux" au réalisme auquel aboutiront les Arabes quand ils seront contraints d' arriver à la conclusion que la présence d'Israël dans la région est incontournable...et c'est là incontestablement une lueur d'espoir.
Zvi Tenney
Nombreux sont ceux qui ne cessent de poser la question suivante sans recevoir de réponses logiques:
-Jérusalem n'est pas mentionnée du tout dans le Coran, sa place dans la religion musulmane n'est donc pas explicite.
-C'est donc une question que tout Musulman se doit d'élucider d'après ce que le Coran enseigne dans la Sourat 10(94), à savoir:
"Et si tu es en doute sur ce que Nous (Allah) avons fait descendre vers toi, interroge alors ceux qui lisent le Livre révélé avant toi ( la Torah ou le "Livre sacré"). "
-Or, sinon dans la Torah du moins dans la Bible (de laquelle la Torah est partie intégrale pour former le "Livre sacré"), il est clairement spécifier que Jérusalem est la ville sacrée du Judaïsme.
Et pourtant les musulmans s'efforcent d'imposer une position contraire, dénigrant le lien des Juifs avec Jérusalem ,et même avec toute la Terre d'Israël.
C'est là ,semble-t-il, une attitude dictée par cette "approche politiquo-religieuse" bien connue selon laquelle en "Dar al Islam" (terres conquises et sous domination islamique) il ne peut y avoir que souveraineté islamique.
Mais voilà, "Dar al-Islam" et ses termes associés ne figurent pas dans les textes fondamentaux de l'Islam qui sont le Coran ou les Hadiths . Le Coran lui, enseigne toute autre chose pour ce qui est de sa perception des Juifs et du rapport entre le Judaïsme et l’Islam. A cet effet il suffit de rappeler ces trois versets du Coran :
-Sourat 6 versets 155-156. invoquée plus haut au sujet de la Sainteté de la Torah: "Nous [Allah] nous avons donné à Moïse le Livre de la Torah en totalité… ce livre (sacré) est béni"
Sourat 45, verset 15 :"Le peuple juif est le peuple élu : au peuple juif nous avons fait don du livre de la Torah, et la faculté de jugement et de prophétie… Nous les avons préférés à toutes les autres nations"
Sourat 7 verset 133: "Le peuple juif et la terre d’Israël … Après cela nous avons fait hérité à ce peuple[ juif] persécuté [ par Pharaon] la terre sainte, son côté Est et son côté Ouest, afin que se réalisent toutes les promesses du Seigneur, pour le peuple d’Israël".
Ces versets, d’une clarté absolue mais quelque peu passés sous silence par ceux qui refusent aujourd'hui l'existence même d'Israël, pourraient ,sans doute,servir un jour de "fondement religieux" au réalisme auquel aboutiront les Arabes quand ils seront contraints d' arriver à la conclusion que la présence d'Israël dans la région est incontournable...et c'est là incontestablement une lueur d'espoir.
Zvi Tenney
mercredi 16 septembre 2009
Vous avez dit Territoires occupés
La compagnie de bus israélienne Dan a annoncé dernièrement qu'elle négociait avec le groupe français Veolia-Transport le rachat de ses parts dans le projet de construction du futur tramway de Jérusalem."Nous sommes en contact avec Veolia pour racheter les 5% de participation qu'elle détient dans le consortium City-Pass, chargé de la construction et de l'exploitation du tramway", a déclaré à l'AFP le porte-parole de Dan.
Veolia-Transport semble avoir décidé de se retirer du projet en raison d'une campagne mondiale lancée par des organisations pro-palestiniennes. En effet au mois de février 2007, l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) a fait assigner les Sociétés Veolia-Transport et Alstom devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre afin de faire reconnaître le caractère illicite du contrat signé par ces sociétés, au mois de juillet 2005, avec le gouvernement d’Israël, dans le cadre du consortium City Pass, chargé de la construction et l’exploitation d’un tramway à Jérusalem-Est.
Le 15 avril dernier, le tribunal de grande instance de Nanterre s'était déclaré compétent sur la procédure de l'Association France-Palestine Solidarité (AFPS), qui demande l'annulation de ce contrat "hors la loi" parce qu'il vise selon elle à relier au centre de Jérusalem des colonies juives implantées dans des quartiers palestiniens occupés par Israël. L'AFPS base sa démarche sur la IVe Convention de Genève, qui considère comme illégale toute colonie de peuplement en territoire occupé.
Selon cette logique le Tribunal de Grande Instance de Nanterre devrait également annuler tout ce qui s'est construit en Alsace-Loraine depuis novembre 1918, date de son annexion par les Français. Annexion suivie d'un arrêt ministériel qui classe les Alsaciens suivant des critères de pureté raciale. Une épuration ethnique "à la française"(novembre 1918-septembre 1920) qui conduira à l'exil, hors d'Alsace et dans des conditions déplorables près de 200 000 Alt-Deutsche et Alsaciens de souche jugés indésirables.
Alors, Notables du Tribunal de Grande Instance de NANTERRE , le ridicule devrait quand-même avoir des limites...Non?
Z.T.
Veolia-Transport semble avoir décidé de se retirer du projet en raison d'une campagne mondiale lancée par des organisations pro-palestiniennes. En effet au mois de février 2007, l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) a fait assigner les Sociétés Veolia-Transport et Alstom devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre afin de faire reconnaître le caractère illicite du contrat signé par ces sociétés, au mois de juillet 2005, avec le gouvernement d’Israël, dans le cadre du consortium City Pass, chargé de la construction et l’exploitation d’un tramway à Jérusalem-Est.
Le 15 avril dernier, le tribunal de grande instance de Nanterre s'était déclaré compétent sur la procédure de l'Association France-Palestine Solidarité (AFPS), qui demande l'annulation de ce contrat "hors la loi" parce qu'il vise selon elle à relier au centre de Jérusalem des colonies juives implantées dans des quartiers palestiniens occupés par Israël. L'AFPS base sa démarche sur la IVe Convention de Genève, qui considère comme illégale toute colonie de peuplement en territoire occupé.
Selon cette logique le Tribunal de Grande Instance de Nanterre devrait également annuler tout ce qui s'est construit en Alsace-Loraine depuis novembre 1918, date de son annexion par les Français. Annexion suivie d'un arrêt ministériel qui classe les Alsaciens suivant des critères de pureté raciale. Une épuration ethnique "à la française"(novembre 1918-septembre 1920) qui conduira à l'exil, hors d'Alsace et dans des conditions déplorables près de 200 000 Alt-Deutsche et Alsaciens de souche jugés indésirables.
Alors, Notables du Tribunal de Grande Instance de NANTERRE , le ridicule devrait quand-même avoir des limites...Non?
Z.T.
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