dimanche 25 octobre 2009

Jerusalem la Terre d'Israel et l'Islam

Jérusalem,la Terre d'Israël et l'Islam

Nombreux sont ceux qui ne cessent de poser la question suivante sans recevoir de réponses logiques:

-Jérusalem n'est pas mentionnée du tout dans le Coran, sa place dans la religion musulmane n'est donc pas explicite.

-C'est donc une question que tout Musulman se doit d'élucider d'après ce que le Coran enseigne dans la Sourat 10(94), à savoir:
"Et si tu es en doute sur ce que Nous (Allah) avons fait descendre vers toi, interroge alors ceux qui lisent le Livre révélé avant toi ( la Torah ou le "Livre sacré"). "

-Or, sinon dans la Torah du moins dans la Bible (de laquelle la Torah est partie intégrale pour former le "Livre sacré"), il est clairement spécifier que Jérusalem est la ville sacrée du Judaïsme.

Et pourtant les musulmans s'efforcent d'imposer une position contraire, dénigrant le lien des Juifs avec Jérusalem ,et même avec toute la Terre d'Israël.
C'est là ,semble-t-il, une attitude dictée par cette "approche politiquo-religieuse" bien connue selon laquelle en "Dar al Islam" (terres conquises et sous domination islamique) il ne peut y avoir que souveraineté islamique.

Mais voilà, "Dar al-Islam" et ses termes associés ne figurent pas dans les textes fondamentaux de l'Islam qui sont le Coran ou les Hadiths . Le Coran lui, enseigne toute autre chose pour ce qui est de sa perception des Juifs et du rapport entre le Judaïsme et l’Islam. A cet effet il suffit de rappeler ces trois versets du Coran :
-Sourat 6 versets 155-156. invoquée plus haut au sujet de la Sainteté de la Torah: "Nous [Allah] nous avons donné à Moïse le Livre de la Torah en totalité… ce livre (sacré) est béni"
Sourat 45, verset 15 :"Le peuple juif est le peuple élu : au peuple juif nous avons fait don du livre de la Torah, et la faculté de jugement et de prophétie… Nous les avons préférés à toutes les autres nations"
Sourat 7 verset 133: "Le peuple juif et la terre d’Israël … Après cela nous avons fait hérité à ce peuple[ juif] persécuté [ par Pharaon] la terre sainte, son côté Est et son côté Ouest, afin que se réalisent toutes les promesses du Seigneur, pour le peuple d’Israël".
Ces versets, d’une clarté absolue mais quelque peu passés sous silence par ceux qui refusent aujourd'hui l'existence même d'Israël, pourraient ,sans doute,servir un jour de "fondement religieux" au réalisme auquel aboutiront les Arabes quand ils seront contraints d' arriver à la conclusion que la présence d'Israël dans la région est incontournable...et c'est là incontestablement une lueur d'espoir.

Zvi Tenney

mercredi 16 septembre 2009

Vous avez dit Territoires occupés

La compagnie de bus israélienne Dan a annoncé dernièrement qu'elle négociait avec le groupe français Veolia-Transport le rachat de ses parts dans le projet de construction du futur tramway de Jérusalem."Nous sommes en contact avec Veolia pour racheter les 5% de participation qu'elle détient dans le consortium City-Pass, chargé de la construction et de l'exploitation du tramway", a déclaré à l'AFP le porte-parole de Dan.
Veolia-Transport semble avoir décidé de se retirer du projet en raison d'une campagne mondiale lancée par des organisations pro-palestiniennes. En effet au mois de février 2007, l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) a fait assigner les Sociétés Veolia-Transport et Alstom devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre afin de faire reconnaître le caractère illicite du contrat signé par ces sociétés, au mois de juillet 2005, avec le gouvernement d’Israël, dans le cadre du consortium City Pass, chargé de la construction et l’exploitation d’un tramway à Jérusalem-Est.
Le 15 avril dernier, le tribunal de grande instance de Nanterre s'était déclaré compétent sur la procédure de l'Association France-Palestine Solidarité (AFPS), qui demande l'annulation de ce contrat "hors la loi" parce qu'il vise selon elle à relier au centre de Jérusalem des colonies juives implantées dans des quartiers palestiniens occupés par Israël. L'AFPS base sa démarche sur la IVe Convention de Genève, qui considère comme illégale toute colonie de peuplement en territoire occupé.
Selon cette logique le Tribunal de Grande Instance de Nanterre devrait également annuler tout ce qui s'est construit en Alsace-Loraine depuis novembre 1918, date de son annexion par les Français. Annexion suivie d'un arrêt ministériel qui classe les Alsaciens suivant des critères de pureté raciale. Une épuration ethnique "à la française"(novembre 1918-septembre 1920) qui conduira à l'exil, hors d'Alsace et dans des conditions déplorables près de 200 000 Alt-Deutsche et Alsaciens de souche jugés indésirables.
Alors, Notables du Tribunal de Grande Instance de NANTERRE , le ridicule devrait quand-même avoir des limites...Non?
Z.T.

lundi 31 août 2009

Jacques Attali et le Judaïsme

Jacques Attali et le Judaïsme

Ci-joint l'interview que Jacques Attali a accordé au journal El Watan du 29.08.2009 à l'occasion de la parution de son livre " Le dictionnaire amoureux du Judaïsme".
En réponse à la remarque du journaliste du fait qu'Israël n'était pas une seule fois mentionnée dans son oeuvre, Attali réplique :
"Ce n’est pas le même sujet... Les gens confondent Israël et juifs. Or, ces derniers ne sont pas tous des Israéliens et le judaïsme ne veut pas dire Etat d’Israël".

Etrange! Jacques Attali semble ignorer le fondement même du Judaïsme, à savoir que depuis la destruction du Premier Temple par les Babyloniens en 586 av. J-C. et celle du Second Temple par les Romains en l'an 70 de notre ère, la reconquête du pays devint l'aspiration suprême du peuple juif dispersé.
Le "retour à Sion” n'est-t-il pas resté le fervent souhait exprimé dans les prières quotidiennes du Judaïsme et à l’occasion de toute célébration nationale ou même familiale ? En temoignent la formule de condoléances: “Puisse la reconstruction de Jérusalem t’apporter réconfort” ou encore la déclaration solennelle du marié durant la cérémonie de ses noces “de ne jamais oublier Jérusalem…et de la placer au sommet de toutes ses joies.”

Est-ce possible que pour Attali la création de l'Etat d'Israël n'ait rien a voir avec cette aspiration millénaire du Judaïsme ,"le retour à Sion"? Aurait-il fait sienne la conception des Ultra-Orthodoxes pour qui "seule la venue du Messie peut permettre le retour à Sion" ?

Il est impensable que le Judaïsme que lui a transmis sa famille pourtant “ancrée depuis des siècles dans un judaïsme algérien extrêmement cultivé et intense" comme il le souligne, ait put passer sous silence un de ses fondements essentiels.

Alors quoi ? ...Une attitude politique caractéristique du "Juif parisien du 16eme arrondissement” ?

Zvi Tenney.

mercredi 29 juillet 2009

La solution du conflit passe par la lucidite

A l’attention de l’Ambassade de France en Israël

Messieurs

Lors d’une conférence de presse le 21 juillet dernier, le Ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, après avoir critiqué la politique de “colonisation” d’Israël, affirmait :
“….Pour le reste, nous sommes très en contact avec nos amis israéliens et nos amis palestiniens, et ce n’est pas une clause de style, ce n’est pas une manière de parler diplomatique, ce sont nos amis des deux côtés. Est-ce que c’est possible ? Cela doit l’être.”

Puisqu’il ne s’agit pas d’une simple “formule diplomatique”, j’aimerais, par votre aimable intermédiaire, poser à M. Kouchner la question suivante :
Comment les Palestiniens peuvent-ils être “les amis de la France” alors que leur objectif stratégique, déclaré ou insidieux, est la destruction d’Israël, un pays qui est, à ses dires, également “l’ami de la France" ?

Est-il possible que M. Kouchner ne croit vraiment pas que l’objectif des Palestiniens soit la destruction d’Israël ? Est-il possible qu'il fasse ainsi fi de l'opinion contraire des spécialistes du Proche –Orient à l’ IFRI ou dans son propre Ministère, comme par exemple l’Ambassadeur Alain de Jamet, qui après la signature de l’Accord d’Oslo, nous avait conseillé, “de ne pas trop nous fier à cet Accord, les Palestiniens ne reconnaissant pas le fait israélien ”.?

Est-ce vraiment une contribution à la paix dans notre région que de jouer ainsi la "politique de l'autruche" en voulant ignorer la cause fondamentale du conflit palestino-israélien, à savoir, le refus palestinien de l'existence même d'Israël ?

Ci-joint une étude sur la question publiée ces jours-ci par le Centre Begin –Sadate, qui pourrait, sans doute,être de quelque utilité dans ce débat.

Respectueuses salutations

Dr. Zvi TenneyAmbassador of Israel (ret)

lundi 20 juillet 2009

Sur le Sionisme majoritaire en Israel

Perception erronée du Sionisme majoritaire en Israël
Ce n’est ni le Sionisme “sans âme” ni celui “religieux et extrémiste”
(Réaction á une analyse du Prof. Sibony)

L'analyse de Sibony est tout à fait intéressante.Cependant pour ce qui est du Sionisme elle semble s'appliquer surtout au Sionisme de la gauche israélienne (très minoritaire en Israël …. mais bruyante et bien représentée à l'étranger) qui est mise é en épingle par les médias , influençant ainsi fortement les intellectuels juifs de par le monde et surtout en France.

Face à ce Sionisme "sans âme "de ces cercles de gauche ,Sibony oppose les sionistes religieux (les mitnahalims ) qui eux, sont certes conscients des liens profonds avec la Terre d'Israël mais que, selon Sibony ,leur "fétichisme" et leur "extrémisme" rendent peu "sympathiques".

Hors il existe un Sionisme laïque, conscient de ses racines profondes dans l'histoire du peuple en Eretz-Israël . Ben -Gourion ,laïque par excellence , n'a-t-il pas déclaré à la face du monde, que l'Acte de Propriété (Ha kushan ) des juifs sur toute Eretz-Israël était la Bible ?
Ce Sionisme moderne et "réalisateur", majoritaire en Israël ,n'a lui aucun complexe de culpabilité face à la présentation sélective sur les écrans de TV de la lutte de self-défense qu'il est obligé de mener avec détermination. .Ce Sionisme a les mêmes réactions que les Américains face aux "bavures " regrettables mais hélas inévitables dans toute guerre..

Ces cercles sionistes (dont je suis fier d'appartenir ) puisent leur raison d'être dans le Sionismes "messianique " de leurs ancêtres bien avant la Shoa . Ils ne se sentent, par là même, ni "victimes" ni "bourreaux" mais simplement réalistes de la difficulté de réaliser leurs aspirations face aux refus persistant des Arabes de reconnaître le droit du peuple juif sur la moindre parcelle de Eretz-Israël.

Ce Sionisme que Sibony n'évoque pas dans son Analyse est pourtant le principal élément de la politique israélienne .Ce Sionisme sait qu'il s'imposera dans la région de par ses profondes racines dans cette Terre d' Israël , de par sa détermination inébranlable ,sa vitalité morale , culturelle ,social, économique et technologique et si nécessaire par sa force militaire dissuasive ….et aussi ,et ce n'est pas le moindre , grâce à la Alya (qui si elle était plus vigoureuse ,aurait réglé les problèmes démographiques sur lesquelles les arabes basent leurs "espoirs").

Le problème est que les médias de par le monde ne sont pas enclins à donner écho à ce Sionisme qui ne craint pas d'appeler "un chat …un chat" sans complexe aucun en mettant le doigt sur les véritables racines du conflit Israélo-palestinien . Racines qui ne sont ni la "barbarie" de " l'occupation" israélienne ,ni les "violations" des droits de l'homme, ni la présence d'implantations… mais tout simplement le refus arabe d'admettre l'existence d'une entité juive dans la Palestine mandataire qui pourtant a été établit par l'Assemblée des Nation en Août 1922 "afin de servir de Foyer National juif et cela en vertu des liens historiques et spirituels du peuple juif avec cette partie du Proche Orient " ….Alors il n'est pas étonnant qu'en France, on n'entende parler que de ce Sionisme frileux ,honteux et complexé auquel se réfère Sibony.
Voilà donc les quelques remarques qui me sont venues à l'esprit , j'ai été un peu long et je m'en excuse.

Dr.Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)
http://www.zvitenney.info/

samedi 18 juillet 2009

Le véritable obstacle à la paix

Le véritable obstacle à la paix


Déclarer haut et fort que le conflit palestino-israélien ne peut être résolu sans, d’abord et avant tout, le gel, voir le démantèlement des implantations israéliennes en Judée-Samarie est certes “caresser les Arabes dans le sens du poil “, mais c’est là une affirmation gratuite qui n'a aucun fondement dans la longue histoire de ce conflit et par la même ne peut en rien contribuer à l’amorce de sa solution, bien au contraire.
Voir pour exemple, s’il en été besoin, l’aggravation de l’hostilité de la bande de Gaza justement après que toutes les colonies y aient été démantelées. Et surtout, faut-il le rappeler, ce conflit existait et était aussi virulent, sinon plus, bien avant 1967 quand commencèrent à se créer les premières implantations en Judée- Samarie.

Une véritable contribution à un processus de paix se doit de passer par une définition claire et sans ambages de la raison fondamentale du conflit, à savoir le refus de l'existence même d'Israël, refus déclaré ouvertement (celui du Hamas) ou insidieux (comme celui du Fatah),.
N'est-Il pas de notoriété publique que poser correctement les données d’un problème, aussi complexe soit-il, est la condition primordiale de pouvoir s’acheminer vers sa solution?

Il eut donc été plus utile pour la paix qu’Obama et les pays occidentaux en général qui désirent contribuer véritablement à l’avènement de la paix dans notre région, mettent en premier lieu les Palestiniens devant la responsabilité fondamentale qu’ils assument dans ce conflit, en exigeant d’eux un radical changement d’attitude, étayé par des faits, face à l’existence d’un Etat juif dans la région.
Il eut même été opportun qu’ils fassent comprendre aux Palestiniens que tant que leur refus de l’existence d’Israël sera évident, il n’y a aucune chance que prenne fin la construction d’implantations israéliennes en Judée-Samarie. Et de leur rappeler ce que le Roi de Jordanie déclarait à ce propos il y a quelques mois, á savoir: “Si les Palestiniens persistent dans leur refus de l'existence d'Israël, il ne leur restera pas, à la longue, assez de Terre pour créer leur Etat”.
Signalons à ce propos le fait, que nombreux semblent vouloir ignorer, à savoir que ces implantations sont construites pour leur très grande majorité, non pas sur des “terrains privés palestiniens”, mais sur des “terres domaniales” dont la gestion, selon la juridiction internationale, est du ressort des autorités publiques. Ces “terres domaniales” n’ont donc jamais appartenus aux Palestiniens puisque après l’expulsion des Juifs de ces territoires par les Romains, leurs propriétaires étaient, tour à tour, les occupants du moment, autrement dit, pour ce qui est de ces derniers siècles, les Turques, les Britanniques, les Jordaniens et depuis 1967, les Israéliens.
Il faut bien comprendre que tant que prévaudra une analyse superficielle et stéréotypée du conflit,il n'y a aucune chance que les Palestiniens arrivent à une attitude réaliste concernant la présence incontournable d'Israël dans la région, attitude réaliste qui seule pourrait permettre de s'acheminer vers une solution pacifique de ce conflit.
N’avons-nous pas un exemple heureux des effets positifs du réalisme de l’Egypte après la guerre de Kippour bien que dans les années 50,elle ne cessait de déclarer vouloir “jeter les juifs à la mer et rayer Israël de la carte?”

Dr. Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)

mercredi 15 juillet 2009

L’Europe face au conflit arabo- israélien,

L’Europe face au conflit arabo- israélien,
Un manque de discernement chronique.
Par
Zvi Tenney

L’écart entre le désir déclaré de l’Europe de jouer un rôle prépondérant dans l’établissement de la paix au Proche-Orient et son manque de discernement chronique concernant les véritables racines du conflit arabo- israélien est de notoriété publique.

Cela fut spécialement choquant après la signature de l’Accord de paix entre l’Egypte et Israël en mars 1979. Au lieu de se féliciter du fait que l’Egypte, reconnaissant en fin le droit à l’existence de l’Etat d’Israël, a signé avec lui un accord de paix. l’Europe n’a rien trouvé de mieux que d'adopter la Déclaration de Venise de juin 1980 où il était dit entre autre :

“Les chefs d’État et de gouvernement et les ministres des Affaires étrangères ont eu un échange de vues approfondi sur la situation actuelle au Moyen-Orient dans tous ses éléments, y compris l’état des négociations résultant des accords signés entre l’Égypte et Israël en mars 1979. Ils sont convenus que les tensions croissantes qui affectent cette région constituent un danger sérieux et rendent plus nécessaire et plus urgente que jamais une solution globale du conflit israélo-arabe”

Autrement dit au lieu d’un appel à suivre l’exemple égyptien, un support indirect au reste du monde arabe qui continuait à refuser l’existence d’Israël et qui condamnait l’Accord signé entre l’Egypte et Israël.

Cet aveuglement regrettable s’est poursuivi depuis, témoignant d’une position qui se refuse obstinément à se laisser influencer par les annoncés véritables du conflit *. C’est ainsi qu’Il y a quelques jours, à la veille de la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale israélienne, Javier Solana, Haut Représentant pour la PESC, a prévenu, que “si le prochain gouvernement israélien ne soutenait pas la solution à deux Etats, l’UE se comporterait “très différemment” vis-à-vis de l’Etat hébreu”.

Cela comme pour dire que devait se poursuivre le “succès” des gouvernements précédents qui, des années durant, ont soutenu la “solution à deux Etats”. Il n’est pas encore venu à l’esprit de l’Europe de se poser la question pourquoi depuis Oslo jusqu'à Annapolis, toutes les tentatives de mettre en route cette « solution à deux Etats” ont échoué.

Pour des raisons difficiles à comprendre, le refus palestinien, (Hamas et Fatah confondus), à l’existence d’Israël en tant qu’Etat juif dans la région, ne pose pas, semble-t-il, problème pour l’Europe. Elle s’entête à croire que cette situation basique ne peut empêcher une solution pacifique au point de se refuser de sonder d’autres voies pour essayer d'y arriver vraiment

C’est ainsi qu’aujourd’hui l’Europe repousse à priori la proposition de Nétanyaou d’œuvrer, à ce stade, pour une solution de paix régionale avec un effort particulier de développement économique visant en premier lieu à l'amélioration des conditions de vie des Palestiniens. Ceci avec l’espoir que les Palestiniens jouissant d’une situation économique confortable, pourraient à la longue, être influencés par le réalisme de l’Egypte et de la Jordanie avec qui Israël est lié par un pacte de coexistence pacifique.

Il est regrettable qu’à la veille de la prise de pouvoir du nouveau gouvernement israélien, l’UE ne s’aligne pas sur la position du ministre français des Affaires Etrangères,Bernard Kouchner ,qui a appelé à ne pas faire d'ostracisme: "Il faudra, et je souhaite qu'il soit le plus ouvert possible, travailler avec le gouvernement israélien", et d’ajouter : "Ne nous contentons pas de rejeter les interlocuteurs qui se présentent, sinon nous n'aurons plus d'interlocuteurs".

Z.T.

Dr.Zvi Tenney Ambassador of Israel (ret)

*A ce propos je me dois de signaler pourtant qu’après l’Accord d’Oslo en 1993, l’Ambassadeur Alain de Jamet alors Sous-secrétaire général du Quai d”Orsay, (après un poste en Egypte), nous avait conseillé,“de ne pas trop se fier à cet Accord et à la poignée de main entre Rabin et Arafat, les Arabes ne reconnaissant pas encore le fait israélien”.