lundi 9 juillet 2012

Les implantations israéliennes en Judée Samarie et le droit international

Un rapport rédigé ces jours derniers par le Comité chargé d’examiner l’état de la construction en Judée et en Samarie, dirigé par l’ancien juge de la Cour suprême israélienne Edmond Lévi, mérite une attention particulière car il touche au cœur même du conflit israélo-arabe.

Contrairement au rapport du procureur Talia Sasson condamnant  les implantations de peuplement, le rapport Lévi conclut qu’Israël a parfaitement le droit d’installer des Juifs en Judée et en Samarie, et qu’il est inexact de dire que la construction d’implantations est illégale selon le droit international.

"Selon la loi internationale, les Israéliens ont le droit légal de s’établir dans toute la Judée et Samarie, et à tout le moins dans les territoires sous contrôle israélien sur la base des accords avec l’Autorité palestinienne, par conséquent la création d’implantations de peuplement à l’intérieur de ces territoires n’est pas un acte illégal" affirme le rapport.

Le comité conclut :"Du point de vue du droit international, les lois relatives à "l’occupation" sont inapplicables en raison des circonstances particulières historiques et juridiques relatives à la présence israélienne pendant plusieurs décennies en Judée et Samarie."

D'ailleurs depuis les années 1970, des juristes de haut rang en Israël et à l’étranger ont fait valoir qu’Israël est complètement dans son droit en installant ses citoyens en Judée et Samarie.
 Parmi eux se trouvent le Président de la Cour internationale de Justice à La Haye, le juge Stephen Schwebel, mais aussi le professeur Eliahu Lauterpacht de l’Université de Cambridge et le professeur Eugene Rostow, ancien diacre à l’école de droit de Yale, qui, avec d’autres, ont exprimé leurs analyses juridiques claires en ce qui concerne la juste revendication d’Israël sur la Judée et la Samarie, dans les circonstances historiques et juridiques.

En effet, comme on la mentionné plus d'une fois, au regard du droit international on ne peut considérer la Judée Samarie comme des "territoires occupes" puisque n'ayant pas étaient conquis à un pays auquel ils appartenaient légalement. Ces territoires ont été repris en 1967 par Israël,  lors d'une opération d'auto défense, de l'emprise de la Jordanie dont l'occupation était illégale et non reconnue dans l'arène internationale ( sauf par l'Angleterre et le Pakistan). 
Il était temps que des juristes israéliens de haut rang rejettent officiellement et sans ambages  ce cliché qu'Israël  était restreint d'agir en Judée Samarie en fonction du droit international qui gère le statut des "territoires occupes".

Z.T.
Laurent Fabius sur le conflit palestino-israelien

Dans le cadre du colloque sur les révolutions arabes qui s’est déroulé à Sciences Po du 24 au 27 juin dernier, le Ministre français des Affaires Etrangères a présenté en clôture la vision française du nouveau monde arabe y compris celle  sur le conflit palestino- israélien: Voici ses  remarques sur le sujet : 

"Nous sommes également très attentifs à la situation au Proche-Orient, où la relance du processus de paix est indispensable afin de stabiliser et de pacifier le « nouveau monde arabe ». Les changements à l’œuvre dans la région provoquent de nouvelles attentes chez les Palestiniens et risquent de modifier les conditions de la sécurité d’Israël.
L’absence de progrès dans la résolution du conflit israélo-palestinien, qui pourrait favoriser le radicalisme dans les sociétés musulmanes, n’est nullement une fatalité. Peu d’évolutions sont probables avant les élections américaines. Mais nous devrons reprendre l’initiative, car le droit à un Etat palestinien viable et à la sécurité d’Israël n’est pas une ritournelle théorique, c’est une exigence impérieuse pour le monde, pour toute la région et pour la France"

C'est là une fois de plus le genre de déclaration qui ne peut en rien contribuer à la résolution du conflit car cette fameuse "exigence impérieuse du droit à un Etat palestinien viable et à la sécurité d’Israël " est devenue depuis longtemps déjà, n’en déplaise à M. Fabius, une formule qui, ne rappelant pas  la véritable raison de ce conflit (à savoir la négation palestinienne du droit d'existence d'Israël), contribue en fait à le perpétuer. 

Car enfin il faut être aveugle et sourd pour ne pas percevoir clairement cette position  palestinienne dans le conflit. L'organe officiel de l'Autorité palestinienne,"Al-Hayat Al-Jadida" comme d’ailleurs la chaîne officielle de TV,  publient continuellement, d'une manière claire et sans nulle ambiguïté des articles et des messages déclarant officiellement qu'Israël n'a pas droit d'existence.
Ceci sans parler des manuels scolaires qui,à haute dose, inculquent aux enfants palestiniens ce même message.

C’est  cette position palestinienne que la France et le Monde occidental dans son ensemble devraient  condamner ouvertement s'ils voulaient contribuer vraiment  à une solution pacifique du conflit.

Z.T.








 





Une mise au point historique à l'attention de l'UNESCO

Voici brièvement quelques faits historiques du  passé juif de Jérusalem à l’attention de  l’UNESCO qui, sous l’influence du lobby arabe, tente de déjudaïser des lieux sacrés du judaïsme ,entre autres et pas des moindres, Jérusalem :

- Jérusalem avec le Premier Temple construit par le roi Salomon vers l’an 1000 av.J-C,est détruite par Nabuchodonosor en l'an 586 av.J-C. Une partie de la population est exilée à Babylone.
Un demi-siècle après,la Babylonie s’effondre sous l’attaque de Cyrus II, fondateur de l’Empire perse. Il autorise le retour des juifs en Judée en 538 av. J.-C. et la reconstruction du Temple de Jérusalem qui s’achève en 516 av. notre ère
 Des sources indépendantes de la Bible confirment dans son enemble  le récit biblique.

- Le roi Hérode le Grand procède à de gigantesques travaux de reconstruction et d’aménagement du second Temple,.La colline d’origine est ceinturée d’un énorme mur de soutènement et l’intérieur entièrement nivelé et  comblé avec du remblai. La construction commence en 19 av.J-C  et dure environ 7 ans,  les travaux ne furent entièrement achevés qu’en 63 de notre ère par le roi Agrippa II,comme en témoignent  l’historien  Josèphe Flavius et de  nombreux vestiges archéologiques.  .

- A la suite de la révolte des Juifs contre les romains, Titus en 70 détruit la ville et rase  le Temple dont seulement un pan du mur occidental de l’enceinte  de son esplanade échape à la destruction. Ce pan de 57 mètres de long connu de nos jours comme le Mur occidental ou Kotel, est devenu un lieu sacre pour le Judaisme. Le Kotel n’est en fait qu’une partie de la muraille occidentale du Temple qui avait 497 mètres de long. Une autre partie de plus de 200 mètres   de cette muraille est souterraine et peut être visiter en empruntant le tunnel qui longe le Kotel.

- L’empereur Hadrien reconstruit la ville et un Temple est dédié à Jupiter sur l’emplacement du second Temple juif . Cette profanation provoque la révolte menée de 132 à 135 par Bar-Kokhba.
À la suite de l’écrasement de cette révolte, Hadrien fait  bâtir une nouvelle ville sur les ruines de Jérusalem , qu’il dénomme Colonia Ælia Capitolina.
Les Juifs sont interdits de séjour dans la ville pendant près de deux siècles.
Cependant, le Talmud et des écrits de voyageurs témoignent du fait  que les pèlerinages juifs se poursuivirent, pour pleurer le Temple détruit.

- Au IVe siècle la mère de Constantin, Hélène, visite Jérusalem, y identifie des lieux saints chrétiens, où des églises sont alors édifiées.
L’empereur Constantin et ses successeurs chrétiens perpétuèrent le décret d’Hadrien interdisant aux juifs d’habiter dans la ville.Ils les autorisaient néanmoins à pénétrer, une fois par an, sur le mont du Temple, pour prier sur ses ruines (laissèes intentionnellement à l’abandon) et cela moyennant finances.
Ceci est  mentionné, en 333, par un visiteur chrétien, le Pèlerin de Bordeaux.
Les écrits rabbiniques de l’époque indiquent que les juifs priaient aussi devant l’actuel Kotel.

- En 638, Jérusalem est conquise par des armées venues d’Arabie.  Sous le règne d’Abd al-Malik, Omar sont construits en 691-692, le Dôme du Rocher puis la Mosquée Al-Aqsa, sur les ruines du Temple juif.
Omar autorisera les juifs à vivre à Jérusalem tout en étant exclus du mont du Temple, transformé en enceinte musulmane (Al Haram Al Sharif).

- La présence juive à Jérusalem fut, une fois de plus, interrompue en 1099, lors de la conquête de la ville par les croisés qui massacrèrent les communautés juive et musulmane.
Ce ne fut qu’à la fin de la domination des croisés que les juifs purent de nouveau s’installer à Jérusalem.
D’après le voyageur juif Benjamin de Tudela qui visita le pays en 1163, quelque 200 juifs habitaient à proximité de la Tour de David, exerçant le métier de tanneurs, moyennant le paiement d’une redevance au roi. Il mentionne également que tous les juifs se rendaient au Mur occidental pour y prier.
En effet depuis le XIIe siècle, à l’exception  de la période de  1948 à 1967 (durant laquelle la Vieille Ville se trouvait sous domination jordanienne), le Mur occidental est resté le lieu privilégié de la prière juive.

- La souveraineté juive sur Jérusalem prit donc fin en 70 (ou pour certains en 135, année de l’écrasement de la seconde révolte juive contre Rome), et ne fut restaurée qu’en 1948, lorsque l’Etat d’Israël proclama son indépendance. Entre-temps, Jérusalem se retrouva sous la domination de puissances étrangères, sans cesser cependant d’être habitée par des juifs qui y constituaient la  majoritaire de la population depuis 1870.
A noter que hormis pour les juifs, Jérusalem n’a jamais été la capitale d’un tout autre pays indépendant. La région était gouvernée par les les Romains depuis Césarée et par les Arabes depuis  Damas.

- Par mandat de la SDN (l'ONU de l'époque), les Britanniques administrent la Palestine de 1917 à 1948 en détachant les deux tiers de son territoire à l'est ,pour créer la Transjordanie au bénéfice de leur protégé Abdullah, chassé de l’Arabie. Ils perpétuent durant cette période le statu quo à Jérusalem.

- Durant la guerre israélo-arabe de 1948-1949, la Légion arabe prend le contrôle du site dont l’accès est interdit aux Juifs par les autorités jordaniennes, en violation de l’article VIII des accords d’armistice signés entre les belligérants. Les juifs sont totalement expulsés de la partie jordanienne de Jérusalem et de la Vieille Ville.
Pour la première fois depuis les Croisés, les Juifs qui étaient nombreux dans le quartier dit des Maghrébins sont absents de la Vieille Ville de Jérusalem.
Après la fin du blocus arabe des quartiers juifs de Jérusalem, le Premier ministre, David Ben Gourion, établit le siège du gouvernement à Jérusalem-Ouest et, en Février 1949, la ville est proclamée capitale de l’Etat d’Israël.

- Pendant les dix-neuf années qui suivent, les nombreuses demandes par les autorités israéliennes et des groupes juifs, tant aux Nations Unies qu’auprès d’autres organismes internationaux pour essayer de mettre en application l’accord d’armistice, restent vaines.
Seuls les musulmans et les touristes non juifs (certificat de baptême exigé) peuvent avoir accès au site. Le Kotel  lieu sacré du judaïsme, vestige du second Temple est interdit aux juifs et devient  un lieu où  les arabes jetaient leurs ordures et qui leur servait d'urinoir. Les synagogues historiques et les institutions religieuses du Quartier juif de la Vieille Ville sont dynamitées ou gravement endommagés.

- A la fin de la guerre des Six Jours, en juin 1967, Jérusalem est enfin  réunifiée. Cependant  Israel a restitué l’administration de l’Esplanade et des mosquées au fond Wakf  musulman de sorte qu’il est toujours interdit aux juifs de prier sur le Mont du Temple.
.
Ces brefs rappels historiques démontrent indiscutablement ,nous semble-t-il, le passé juif de la Vieille Ville de Jérusalem  et bien sûr de celui du Kotel,vestige du mur de soutènement de l’esplanade du second Temple qui reste le principal lieu saint du Judaïsme.
L’UNESCO commet donc un acte d'une gravité majeure  en s’associant au lobby arabe pour tenter de déposséder les Juifs de leur patrimoine historique et spirituel et de nier ,entre autres ,le lien du Peuple Juif à Jérusalem.
Ne serai ce pas, par là même, toute la civilisation  occidentale  judéo chrétienne que  l'UNESCO  
remettrait en question  ?

Z.T. 

Les Musulmans profondément contrariés par la visite de Poutine au Kotel
 
 Tous les médias ont signalé que durant cette visite, Poutine a fait preuve de curiosité, posé beaucoup de questions sur l’histoire de l’endroit et s’est exprimé sur le lien des Juifs à ce lieu saint : "On peut s’apercevoir ici à quel point le passé juif est gravé dans la pierre de Jérusalem", a-t-il dit.

 Comme on l'imagine ,cela a évidemment provoqué un grand mécontentement chez les Musulmans....Affirmer que Jérusalem ait quoi que ce soit à voir avec le Judaïsme ? ...Et en pius alors que Poutine avait osé porter une kippa ! ! 

 Le Hamas a toute suite réagi en qualifiant cette visite "d’acrobatie bon marché”, et la  Fondation pour l’Héritage d’Al Aqsa a cru bon de préciser les "faits" suivants :

 "Nous disons à Poutine et consorts que le Mur des Lamentations est purement islamique *, qu’il fait partie d’une parcelle de la Mosquée Al Aqsa, et que les Non-Musulmans n’ont aucun droit à ce Mur ni à la Mosquée Al Aqsa. Tous les faits historiques et les documents internationaux confirment que le Mur Al Buraq est islamique, y compris la Commission britannique Shaw.
Souvenez-vous ! L’occupation israélienne de Jérusalem-Est et de la Mosquée Al Aqsa n’a pas plus de 45 ans, et ils ont injustement démoli les bâtiments autour du Square pour faciliter la prière des Juifs, ils ont creusé le sol pour y faire des fouilles, y compris les fouilles le long des fondations de la Mosquée Al Aqsa, et au cours de ces fouilles, de nombreuses découvertes arabes et islamiques ont été détruites, sans mentionner le fait que ces fouilles ont provoqué des fissures et des effondrements dans le voisinage de la Mosquée Al Aqsa et de certains de ses bâtiments, et l’occupation s’est engagé dans une Judaïsation de cet endroit, et nous affirmons que toutes les pierres de la Mosquée Al Aqsa et chaque pierre de Jérusalem prouve l’identité arabe de Jérusalem !"......Ben voyons ! ! ! 

* On est en droit de se demander pourquoi alors, entre 1948 et 1967, sous l'occupation arabe, ce Mur tellement "islamique" leur servait très souvent d'urinoir. 

Z.T.



 

Les faiblesses du droit international.

Dans un récent article David Ruzié,  Professeur et  spécialiste de droit international, nous dévoile les faiblesses actuelles de ce droit qui de nos jours s’avère souvent inadapté à certains problèmes internationaux auxquels s’affronte entre autres Israël. On se rend compte en effet que l’évolution du droit international, rend plus difficile la tâche d’Israël de faire face aux dangers de la délégitimation qui la menacent.

Pour prendre un exemple précis,  la légitime défense n’est reconnue, d’après le droit international, que lorsqu’il y a une attaque venue de l’extérieur. De plus le droit international ne reconnaît que la guerre et non l’insurrection, encouragée de l’extérieur.

Cet état de fait limite donc le champ de manœuvre  d’Israël de se défendre dans de nombreux cas. Ainsi, au même titre que bon nombre de conflits internes sont en réalité des conflits internationaux, le combat mené par les mouvements palestiniens contre Israël  n’est en réalité que l’opposition du monde arabo-musulman au monde occidental y compris à toute présence non-musulmane  en Terre d’Islam (ses représentants n’ont-ils pas réitéré dernièrement leur intention de reconquérir l'Andalousie ?)
Sans l’appui politique et surtout financier que leur apporte le monde arabo-musulman, ne serait-ce qu’en tant que base de repli ou de préparation d’actions terroristes, ces actions terroristes palestiniennes ne pourraient prospérer….Mais ceux ne sont pas des "attaques venues de l’extérieur"  et donc Israël a du mal à présenter comme légitime défense sa lutte contre ce terrorisme palestinien.

On en veut d’ailleurs pour preuve la position adoptée par la Cour internationale de justice, dans son avis consultatif de 2004, dans lequel elle a refusé à Israël le droit à justifier comme légitime défense la construction de la "barrière de sécurité", les juges de La Haye n’ayant pas voulu admettre que les actions terroristes n’existeraient pas sans une aide extérieure que précisément la construction de la barrière était de nature à empêcher.

Cela sans parler de la situation que connaissent les habitants du sud d’Israël, depuis le départ d’Israël de la Bande de Gaza en 2005 et qui témoigne de l’hypocrisie du slogan simpliste de "La paix contre les Territoires".

Là encore le droit international empêche Israël de lutter, efficacement, contre les lanceurs de roquettes  sur des  civils en territoire israélien, qui se camouflent dans des zones habitées, dans la bande de Gaza…..Car dans l’arène internationale on n’hésite pas à brandir l’exigence de la "proportionnalité" dans l’éventualité de réactions israéliennes, alors que les "dégâts collatéraux" limités de ces réactions  témoignent de la retenue dont font preuve les forces israéliennes, qui, eu égard à leur puissance de feu,pourraient mettre fin immédiatement à ces tirs de roquettes palestiniennes au prix, certes, d’importants dégâts collatéraux.   

Et le Prof. Ruzié de conclure : "Il serait temps que le droit international prenne en compte la situation des vraies victimes et ne serve pas de faux alibi aux fauteurs de troubles ".

Z.T.




mardi 12 juin 2012

Le rêve musulman d'un Califat mondial

On nous apprend que depuis leurs débuts en 1928, les Frères Musulmans mentionnent constamment l’espoir de l’établissement d’un Califat qui à leurs yeux serait un gouvernement islamique mondial, une domination planétaire par l’Islam.
Ce projet extravagant  est dernièrement de plus en plus rappelé ouvertement par des dirigeants musulmans...Et pas des moindres.
On se souvient que  lors du lancement de la campagne de Muhammad Mursi, le candidat des Frères Musulmans à la présidence égyptienne, un des présentateurs de l’événement a annoncé que Mursi allait œuvrer au rétablissement du califat islamique et qu’il ferait de Jérusalem la capitale des États-Unis arabes. Voir son discours sur ce site :

Le 25 mai dernier, c’était au tour du doyen du programme des Études coraniques de l’Université islamique de Gaza, Dr. Subhi al-Yaziji de  déclarer espérer la conquête de l’Andalousie (Espagne) et la capture de Rome par les musulmans.
Lors d’une interview diffusée par al-Aqsa TV, il déclarait entre autres :
"... Nous mettons nos espoirs en Allah et nous avons confiance que le jour viendra où nos succès ne seront pas limités à la Palestine. Nos espoirs vont au-delà de ça : ils visent à hisser la bannière du califat au dessus du Vatican, la Rome d’aujourd’hui, en conformité avec le hadith du prophète Muhammad : Constantinople sera conquise puis ce sera le tour de Rome".   

Rien que ça ! ! On est donc de tout façon en bonne compagnie  !

Z.T. 

Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)
www.zvitenney.info
 

dimanche 10 juin 2012


Les gisements gaziers en Israël : Un  levier diplomatique d’importance

 Dans la préface d’une étude* écrite en 1982 et intitulée « Le poids politique du pétrole, mythe et réalité », j’avais cité Henri Kissinger qui dans ses Mémoires publiés la même année affirmait :
“…Transcending even the economic revolution was the emergence of oil as a weapon of political blackmail…Never before in history has a group of such relatively weak nations been able to impose with so little protest such a dramatic change in the way of life of the overwhelming majority of the rest of mankind.
Ce développement mentionné par l’ancien secrétaire d’Etat américain à propos de la fameuse crise pétrolière de 1973 a en effet été, depuis, particulièrement frappant, dans l’attitude des pays occidentaux vis-à-vis du Moyen-Orient et du conflit israélo-arabe sous l’influence des pays pétroliers arabo- musulmans.
Sous l’effet de ce phénomène, Israël, dont l’existence était pourtant mise  en question, a vu  comme on le sait, son champ de manœuvre diplomatique se rétrécir considérablement. Une situation qui d’ailleurs  perdure encore de nos jours.
Cela serait-il en voie de changer avec la découverte en Israël de gisements gaziers importants ?  

 En effet l'entreprise israélienne d'exploration de ressources énergétiques sous-marines Israel Opportunity Resources a annoncé, ces jours derniers, la découverte probable d'un nouveau gisement de gaz très important, le troisième, au large des côtes israéliennes.
Au terme d'un forage exploratoire, l'entreprise estime à 190 milliards de mètres cubes de gaz la capacité de son champ de Pelagic, situé au large des côtes israéliennes, en face du port de Haïfa.
"La quantité de gaz découverte et les fortes probabilités de succès de l'exploitation en font la troisième découverte sous-marine de gaz à ce jour au large des côtes israéliennes », a déclaré le président d'Israel Opportunity Resources dans ce communiqué. Il faisait évidemment allusion aux gisements de Tamar et de Léviathan, découverts en 2010 et dont la capacité est estimée à respectivement 250 et 480 milliards de mètres cubes.

Il s’agit donc là de quantités d’hydrocarbures importantes qui permettraient à Israël de bénéficier non seulement, d’une autosuffisance énergétique mais aussi d’une exportation de considérables quantités de gaz (et peut-être même de pétrole).   
L’esprit d’entreprenariat israélien, combiné à ces très grandes réserves d’hydrocarbures pourrait sans doute changer bien des choses au Moyen Orient.
Les rapports de force entre Israël et les nombreux Etats pétroliers arabo-musulmans pourraient alors s’inverser ou pour le moins les placer sur un pied d’égalité énergétique. Cela à plus forte raison que les Américains eux mêmes sont sur le point d’être autosuffisant en hydrocarbures grâce à une nouvelle méthode de recherches et d’exploitations pétrolières     
Dans ces conditions, les hydrocarbures israéliens ne serviraient pas seulement les intérêts économiques et militaires de la Nation, mais aussi ses ambitions politiques et ses intérêts diplomatiques.

Z.T.