jeudi 20 février 2014

Jerusalem a de tout temps ete juive


Estimation de la population de Jérusalem en 1845 par le Dr SCHULTZE, le Consul de Prusse
 
Juifs
7.120
Musulmans
5.000
Chrétiens
3.390
Soldats turcs
   800
Européens
  100
Population totale
16.410
  
Estimation de la population en 1868 par l’Almanach de Jérusalem 

Juifs
9.000
Musulmans
5.000
Chrétiens
4.000
Population totale
18.000
21 synagogues, 11 mosquées,
21 couvents

Et cela remonte à  bien avant et même d’une manière plus convaincante.       
Dans "PALESTINA - Voyage en Palestine", une œuvre en Latin de 1695 de Hadrian Reland, géographe, philologue et prof. de philo. hollandais, l’un des 1ers orientalistes, pratiquant hébreu, arabe et grec anciens, l'auteur mentionne :

"A Jérusalem, plus de 5000 habitants, quasi-tous Juifs, les autres, Chrétiens et à peine quelques familles musulmanes isolées, d’ouvriers temporaires".

Z.T.



Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)
www.zvitenney.info
 

dimanche 16 février 2014

"Boycotter Israël": menace vaine ou effective ?



Dans le cadre de l’étude de cette question, j’ai été sollicité  de faire un rapport  de mes activités pour essayer de neutraliser le boycott arabe contre Israël alors que j’étais en poste diplomatique à Paris entre 1974 et 1979.
En effet  j’avais, à l’époque, œuvré à convaincre des personnalités politiques et juridiques du besoin d’une législation en France qui neutraliserait le boycott arabe contre Israël. Il en a résulté en fin de compte, grâce au concours professionnel du Prof. D. Ruzié et de feu Maître J.L. Bismuth ainsi qu’au support de nombreux membres de l’A. N. et du Sénat, une première loi "anti-boycott" datant du 7 juin 1977.      

Selon cette loi, le boycott est ,depuis, considéré comme un acte discriminatoire de type économique ( Article 225-1 du Code Pénal) et est sanctionné selon les dispositions de l’ Article 225-2 du Code Pénal prévoyant :  
 « La discrimination définie à l’article 225-1 commise à l’égard d’une personne physique ou morale, est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 € d’amende lorsqu’elle consiste :
1° A refuser la fourniture d’un bien ou d’un service,
2° A entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque…
Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1° est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d’en interdire l’accès, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75.000 € d’amende »
 Cette loi avait eu comme premier résultat d’empêcher  la Coface (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur) de garantir les exportateurs qui, se soumettaient au boycott arabe visant Israël qui interdisait de commercer avec lui ou d’utiliser des technologies israéliennes, ou encore pour la raison que  des juifs siègent dans leur conseil d’administration.

Raymond Barre, alors premier ministre, voulant annuler cette loi,  signa au Journal officiel une directive  ôtant toute efficacité à ces dispositions. Selon lui l’objectif fondamental  de réduction du déficit commercial français avec les pays du Moyen-Orient devait primer sur tous les autres principes. L’économie française  devait avoir priorité sur  la liberté économique d’Israël.
Il  se vit alors attaqué par des organisations juives, par la Ligue des droits de l’homme, ainsi que par le Mouvement pour la liberté du commerce.
Mais Raymond Barre ne voulait pas en démordre et l’affaire fut déférée au Conseil d’Etat, lequel annula en avril 1980 "l’avis Barre" pour illégalité, notamment parce qu’il violait le principe de non discrimination dans le commerce inscrit à l’article 7 du Traité de Rome.

Depuis, l’appel au boycott, quelque soit son support, devint en France, une infraction également au regard de l’article 24 al.8 de la loi du 30 décembre 2004 qui avait  modifié la loi du 29 juillet 1881 (elle même découlant de celle du 7 juin 1977 citée plus haut). Le boycott d’Israël et de sa production y tombe donc sous le coup de toute cette Législation.
Cela a permis aux tribunaux de condamner tous les appels au boycott y compris la diffusion de films sur Internet, des affichettes ou du port de vêtement avec inscription,"Boycott Israël".

Cette législation a été surtout mise à l’épreuve concrètement, depuis 2003 alors que commençait à s’étendre cette fameuse campagne BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions) contre Israël  et a permis entre autres de rendre les jugements suivants :

- L’affaire la plus célèbre et la plus importante est celle du Maire de Seclin, Jean-Claude Willem, qui avait décidé de boycotter les produits alimentaires israéliens des cantines de sa ville, pour protester contre la politique du gouvernement d’Ariel Sharon envers les Palestiniens, en invoquant sa liberté d’expression.
Le Tribunal Correctionnel lui avait donné raison mais la Cour d’Appel et la Cour de Cassation ont fait valoir qu’il s’agissait d’une discrimination selon les articles de lois anti boycott précités :
Mécontent de cette décision, M. Willem a saisi la Cour Européenne des Droits de l’Homme, qui le 16 juillet 2009, a rendu un arrêt de principe  confirmant la discrimination illégale du comportement du Maire :

- En 2007, le premier arrêt concernant une entreprise commerciale israélienne victime de boycott en France a été rendu en confirmant l’illégalité de la discrimination :

- Le premier procès concernant une activiste, personne physique qui participait à une action de boycott dans un supermarché a eu lieu le 10 février 2010, au cours duquel Mme Arnaud militante de la Ligue des Droits de l’Homme, a été reconnue coupable de discrimination.

- Le 12 novembre 2010, le premier procès concernant la diffusion de vidéos sur Internet d’actions de boycott dans des supermarchés a eu lieu à Créteil. Le jugement mentionnant leur illégalité  a été  rendu le 7 janvier 2011.

- Le 24 janvier 2011 à Perpignan et le 10 février 2011 à Mulhouse, deux importants procès ont eu lieu contre des boycotteurs, dont des responsables locaux de partis politiques,lesquels ont été condamnés pour discrimination illégale.

- Le 17 mars 2011, un procès similaire à celui de Créteil a eu lieu à Bobigny, impliquant en plus le délit de port de T-shirts mentionnant l’inscription « Boycott Israël ». L’un des prévenus était une pro palestinienne, Mme Zemor  qui sera également poursuivie à Paris le 17 juin 2011 pour les mêmes faits.

- Enfin relaxés en première instance, douze militants de la région mulhousienne qui avaient incité des consommateurs à boycotter les produits d’Israël ont été condamnés le 27 novembre 2013.

Il semble donc que cette menace du "boycott d’Israël" qu’on évoque actuellement dans le contexte d’un éventuel échec des pourparlers en cours avec les Palestiniens, semble bien vaine et peu effective.
Cela d’autant plus que nombreux sont les pays qui ne sont pas prêts à renoncer au partenariat avec l’attrayante économique d’Israël et sa technologique de pointe.

Z.T. 
 
 
Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)
www.zvitenney.info
 

jeudi 30 janvier 2014

Un accord sur les "frontières de 67 "comme première étape"


Un accord  sur les "frontières de 67 "comme première étape"

Le "Palestinian Media Watch" – PMW -, a mis en ligne dernièrement   des extraits de déclarations de Abbas Zarki ,un membre important du Comité Central du Fatah, parti présidé par Mahmoud Abbas, également proche du Président de l’Autorité palestinienne.

Cet ancien représentant de l’OLP au Liban a expliqué à plusieurs reprises qu’accepter des frontières sur les Lignes de 1967 pour un Etat palestinien ne serait qu’une première étape du "projet idéal", à savoir la reconquête de tout le territoire considéré comme palestinien et donc la destruction d’Israël. Alors que des négociations de paix sont en cours il réaffirme cette position, largement diffusée par l’Autorité palestinienne en interne, et n’est pas le seul dirigeant palestinien à le faire, relève "Palestinian Media Watch".

Ce qu’accepteraient ou pas Israël et l’Autorité palestinienne dans le cadre d’un éventuel accord de paix auquel s’est attelé avec détermination le Secrétaire d’Etat John Kerry est l’objet de maintes suppositions et débats. Concernant les frontières d’un futur Etat palestinien les Lignes de 67 sont évoquées, lignes de cessez-le-feu en vigueur entre 1949 et 1967, avec des échanges de territoires pour tenir compte des réalités sur le terrain.

Mais côté palestinien, si les dirigeants jouent le jeu, rejetant fermement telle ou telle proposition ou s’en offusquant, en interne il semble bien que ces futures frontières ne sont considérées que comme une étape de ce qui est appelé "le projet idéal", ou "l’idée de fond", à savoir la reconquête pure et simple de tous les territoires considérés par les Palestiniens comme étant "la Palestine historique" d’avant 48...Pays imaginaire qui aurait été "volé par des gangs de Sionistes" selon la réécriture de l’histoire en vigueur chez les Palestiniens, manuels scolaires y compris.

Cette reconquête passe par un effondrement d’Israël qui, selon les Palestiniens, se produira à coup sûr dans la foulée de la création d’un Etat palestinien approuvée par la communauté internationale. Ce qui, rappelons-le, apportera des bénéfices énormes à cet Etat – et surtout à sa classe dirigeante -, John Kerry s’étant engagé à mettre en place un plan se montant à quatre milliards de dollars...

Rappelons également que ce même Abbas Zarki, expliquait  à la télévision Al-Jazeera, ce qui fut repris par la télévision officielle palestinienne, que "le projet idéal", "l’idée de fond", à savoir la reconquête de tout le territoire considéré comme palestinien,  ne pourrait se faire d’un coup" .Or, dit-il, "si Israël se retire de Jérusalem, si Israël déracine les colonies, 650.000 colons, si Israël démantèle  la barrière  de sécurité , qu’adviendra-t-il d’Israël ? Ça en sera fini d’Israël".
"Ne vous en faîtes pas" déclarait le dirigeant palestinien, ajoutant : "nous sommes unis pour la première fois. Même ceux qui sont  extrémistes parmi nous, le Hamas, ou les forces combattantes, veulent un Etat dans les frontières de 67. Ensuite on aura notre mot à dire parce que l’idée de fond ne peut être mise en place d’un seul coup, mais par étapes".

PMW souligne que ce dirigeant palestinien n’est pas le seul à tenir ce langage. Ainsi, un autre personnage important, le ministre des Affaires religieuses de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Al-Habbash, déclarait  dernièrement  au cours d’un sermon prononcé notamment devant Mahmoud Abbas, que les négociations actuelles avec Israël se font sur le modèle du Traité d’Houdaybiya pour une trêve de dix ans conclu entre le prophète Mahomet et les tribus de La Mecque. Or, deux ans plus tard, violant ce Traité, Mahomet conquit la ville.."  Le ministre affirmait : "voilà l’exemple à suivre, voilà le modèle". Ce sermon avait été rediffusé par la télévision officielle palestinienne.

Le PMW a indiqué plus d’une fois que l’Autorité palestinienne enseigne à sa jeunesse qu’elle doit aspirer à la destruction d’Israël. Les exemples sont nombreux, le plus récent relevé par PMW datant de décembre 2013. Dans une colonie de vacances des enfants chantent la beauté de "la Palestine", notamment celle de ses villes (et là de nommer toutes les villes israéliennes).... Ceci participant d’une volonté de nier l’existence même d’Israël et de s’assurer que les Israéliens soient considérés comme des "usurpateurs" à chasser de la région.

Z.T.






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samedi 18 janvier 2014

Sous la pression de pays arabes l’Unesco annule une exposition ”gênante”

 Sous la pression de pays arabes l’Unesco annule une exposition ”gênante”

 Il a été déjà publié qu’à la demande de pays arabes, l'Unesco a ”reporté” l'inauguration à Paris, 
 d'une exposition organisée en collaboration avec le Centre Simon-Wiesenthal et intitulée "Les gens, le Livre, la Terre: la relation de 3.500 ans du peuple juif avec la Terre Sainte". 

Dans un communiqué, l'Unesco indique avoir reçu une lettre de 22 Etats membres du Groupe arabe qui ont fait état de leur préoccupation quant au possible impact négatif de l'exposition sur le processus de paix et les négociations en cours au Proche-Orient.

En réaction le Centre Simon-Wiesentha a fait savoir que ”L'Unesco et ses spécialistes se sont penchés sur chaque ligne (de texte de l'exposition), et Ils savent très bien que cela n'interfère en rien avec le processus de paix, il n'en est même pas fait mention”.

C’est donc là un prétexte ”cousu de fil blanc”. La véritable raison a été indiquée clairement par de nombreux lecteurs arabes en commentaire à la publication de cette nouvelle dans le journal ”Le Parisien” du 18/1/2014.
En voici quelques exemples:
- ”Arrêtez de nous pondre toutes les semaines une histoire sur la pleurniche juive...y'en a marre...le passé c'est le passé...le monde à changé et ouvert les yeux avec vos histoire à dormir debout.”

- ”il n'y a pas de peuple juif cela n'a jamais été et cela ne sera jamais, les ashkénazes ne sont pas sémites donc exit de la Palestine

-” Moïse n'était pas juif et jamais il ne s'est prétendu juif.. Tou com Jésus fils de Marie n'était pas chrétien et il ne s'est jamais prétendu chrétien.. Tout deux se revendiquaient leur soumission à un dieu unique... Moise et Jésus que la paix soit sur eux n'étaient autre que des muslim (soumis).”

Voilà, l’Unesco, organisation, à priori apolitique et indépendante dont la vocation première est de diffuser l’histoire et la culture, se fait complice de ceux qui font tout pour falsifier l’histoire et la tradition judéo-chrétienne et éviter que la vérité se sache….C’est honteux et scandaleux !

Z.T.  

Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)
www.zvitenney.info
 

lundi 23 décembre 2013

La raison fondamentale du conflit fait toujours obstacle à sa solution


La raison fondamentale du conflit fait  toujours obstacle à sa solution

Une source palestinienne a confirmé il y a quelques jours la position du Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, exprimée lors de sa dernière rencontre avec John Kerry et confirmée par une lettre à ce dernier : Il refuse de reconnaître Israël comme Etat du Peuple juif .
Pour Mahmoud Abbas, il s’agit d’une "ligne rouge" non négociable .Cette intransigeance de l’Autorité Palestinienne qui refuse de reconnaître la légitimité de  l’existence d’Israël comme Etat du Peuple juif  constitue, on l’a mainte fois souligné, la racine même du conflit qui a fait obstacle et continuera de le faire dans le futur à toute avancée sur le terrain de la paix..

En fait les Palestiniens ne sont nullement disposés à reconnaître la  légitimité du Sionisme qui prône le rétablissement du Peuple juif dans sa Terre ancestrale .Ils semble vouloir accepter "la solution de deux Etats" mais cela provisoirement et en accord avec la fameuse "approche par étapes" de l’OLP pour arriver à leur fin : la disparition d’Israël de la carte de la région.

C’est une position qui contraste avec celle d’Israël qui en septembre 1978, dans le cadre de l’accord de Camp David, a reconnu la légitimité du droit national  des Palestiniens à un Etat, étant  disposé pour la concrétisation de ce droit  à des concessions territoriales.
Cette asymétrie dans les positions israélo palestiniennes existe depuis plus d’un siècle, mettant en relief que ce conflit est essentiellement le refus palestinien de reconnaître le droit national d’Israël à son propre Etat.

Cela explique entre autres le refus de Yassar Arafat de signer en 2000 un accord  des plus généreux proposé par Ehoud Barak, alors Premier Ministre, qui comprenait une clause spécifiant que les Palestiniens confirmaient que cela mettait fin au conflit et qu’ils n’auraient plus d’autres demandes et exigences .

Aujourd’hui Il en va de même pour Abbas qui ne peut opposer sa signature à un document qui rappellerait et confirmerait le droit national du Peuple juif  d’être installé dans sa  Patrie, Israël .Cela irait à l’encontre de l’attitude fondamentale et largement diffusée au sein des Médias et inculquée par les manuels scolaires à  la jeunesse palestinienne selon laquelle "les Juifs sont des étrangers qui ont envahi  la Palestine".

On comprend par là même la campagne palestinienne de renier les liens des Juifs avec la Terre d’Israël et ses sites historiques comme le Mont du Temple, le Mur occidental ou le Caveau des Patriarches ….Faisant même de Jésus "un Palestinien se souche". Il y a chez eux un acharnement  à vouloir réécrire l’histoire quitte même à aller à l’encontre du Coran qui lui, mentionne clairement les liens juifs avec la Terre d’Israël.

Tout cela est évidemment intolérable et doit cesser avant qu’Israël ne  considère la possibilité de signer un accord de paix avec les Palestiniens. Ce fut une erreur de n’avoir pas exiger cela dans les accord signés dans les années 90 et le Premier Ministre  Netanyahu a parfaitement raison d’exiger comme condition à tout accord avec les Palestiniens que ces derniers reconnaissent le liens historique du Peuple juif avec la Terre où il est établit, l’Etat d’Israël.

Z.T.

samedi 21 décembre 2013

Israël et les changements en cours au Moyen Orient


Israël et les changements en cours  au Moyen Orient *

Il existe actuellement au Moyen-Orient trois alliances de facto, clairement discernables et pour la première fois en un demi-siècle, aucun de ces blocs  n’est clairement engagé aux côtés des Etats-Unis..

Le premier bloc est dirigé par l’Iran, et comprend Assad en Syrie et le Hezbollah au Liban. L’ambition iranienne, comme elle le déclare de façon claire, est de remplacer les Etats-Unis, en tant que puissance dominante dans la zone riche en ressources énergétiques du Golfe en essayant de former une alliance d’Etats pro-iraniens, allant de la frontière iranienne à la Méditerranée.

Pour souligner et assurer cette progression contre les actions qui viseraient à l’en empêcher, l’Iran  oeuvre à obtenir l’arme nucléaire. De plus pour parer au déficit de légitimité dont souffre au sein du monde arabe, la minoritéchi’ite à laquelle  elle appartient, l’Iran proclame bruyamment qu’elle est le champion de la destruction d’Israël. L’Iran espère ainsi rallier les masses sunnites arabes à sa cause, par le moyen de cet objectif si cher à leur cœur.

Le deuxième bloc est constitué par la Turquie, le Qatar, le Hamas et les Frères Musulmans. C’est l’alignement islamiste sunnite qui, il y a environ un an, semblait en marche à travers toute la région, comme première conséquence des soulèvements populaires  dans le monde arabe.
Mais 2013 a constitué une année d’échec pour les Frères Musulmans qui ont perdu le pouvoir en Egypte et en Tunisie.

L’échec  de ce bloc a mis en évidence la troisième alliance dans la région, celle du bloc constitué par l’Arabie Saoudite, la Jordanie et les pays du Conseil de Coopération du Golfe, à l’exclusion du Qatar. C’est le bloc des monarchies conservatrices sunnites arabes qui n’ont pas été atteint par la vague d’agitation populaire dans le monde arabe. Les Saoudiens sont   terrifiés à l’idée d’un Iran nucléaire et de sa domination qui s’en suivrait dans le Golfe et les régions voisines.
Israël de son coté, consciente  de la menace iranienne, est devenu  de fait, un allié objectif et non déclaré de ce bloc dirigé par l’Arabie Saoudite.

Alors qu’au Moyen Orient tout le monde comprend  la nature de ce grand changement qui s’y opère, il n’en est pas de même en Occident .Il semble qu’aux  Etats-Unis et en Europe on  ne parvient  pas encore à saisir la nature de cette dynamique  en cours dans la région.
Le discours y demeure rempli d’espoirs vains et auto suffisant, d’une "nouvelle ère", qu’incarnerait le Président Rouhani d’Iran. On y est, bien sûr, focalisé sur le conflit palestino-israélien, insoluble et traînant en longueur et on y cultive surtout la nostalgie du "Printemps arabe", et l’espérance qu’une nouvelle vague de "manifestations démocratiques", est encore à venir.
 En attendant étant  simplement fatigués, on éprouve un certain désir de se désengager.

Les Saoudiens ont jusqu’ici plutôt bien manœuvré, en faisant bon usage de leur argent et de leur influence politique, contre les Frères Musulmans.Leur soutient à l'Egypte du Général Al-Sissi qui a permis le  succès de ce dernier, en est la preuve.
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Mais, contre les Iraniens, qui savent parfaitement utiliser le pouvoir des armes avec une grande efficacité, comme ils le démontrent, chaque jour, en Syrie, les monarchies sont dans une posture de faiblesse. Les Saoudiens peuvent agir dans l’arène politique, mais ont un palmarès assez faible en matière de montage d’insurrections.
Cela n’importait pas beaucoup à l’époque où ils faisaient  partie d’une coalition pro-américaine dans la région,. Oncle Sam s’occupait de tenir à bonne distance les "mauvais garçons". Mais actuellement  Oncle Sam n’est plus dans le coup.

Cela fait d’Israël, l’allié inavouable, le seul acteur, ayant à la fois la volonté et la capacité de déployer effectivement ses forces contre les Iraniens et leurs alliés, comme il l’a démontré, plus d’une fois, en franchissant l’espace aérien syrien, au cours de cette dernière année.

 Un conflit généralisé pour une domination régionale est donc à prévoir. Ce combat et ses conséquences fixeront ce que sera le Moyen-Orient dans l’ère qui suivra la longue Pax Americana qui  maintenait ,depuis 1973 dans la région, son efficace emprise,


Z.T.

* (Basé sur l’exposé de Jonathan Spyer au Centre des affaires internationales à Herzelia )




mardi 10 décembre 2013

L’OCDE félicite Israël pour ses performances économiques



Le Secrétaire Général de l’OCDE Angel Gurria en visite hier (9/12) en Israël a déclaré qu’Israël pouvait se prévaloir d’une croissance économique impressionnante, compte tenu des faiblesses de la conjoncture internationale.
En effet Israël enregistrera cette année un taux de croissance de l’ordre de 3.7-3.8% en comparaison d’une croissance moyenne de1.2% pour les pays de l’OCDE et une croissance négative dans la zone Euro.  
Le taux de chômage en Israël est au plus bas depuis 30 ans, 6%,alors que celui de l’OCDE est en moyenne de 8%, celui des EU de 7.2% et celui de la zone Euro 12% .
Il a également mentionné que le taux d’activité en Israël augmente régulièrement. De plus, l’exploitation de nouveaux gisements de gaz naturel a donné un élan supplémentaire au produit intérieur brut (PIB) au cours des derniers trimestres.
 Grâce à la réduction substantielle des dépenses publiques et aux mesures d’augmentation des recettes adoptées dans le cadre du dernier budget de l’État, les soldes budgétaires devraient se rapprocher en Israël des objectifs cette année et l’année prochaine. Cependant, il restera difficile de se maintenir sur cette trajectoire d’assainissement au‑delà de cette date. Dans le domaine monétaire, les achats de devises ont repris, et des mesures "macro prudentielles" ont été nécessaires pour circonscrire les risques financiers liés à l’emballement du marché du logement.
 Mr. Gurria n’a pas manqué évidemment de souligner qu’il était nécessaire qu’Israël agisse pour arriver à une meilleure cohésion et intégration économique  des couches sociales restées quelque peu en marge du tissu économique comme les ultra orthodoxes et la population arabe.

…..Il est regrettable que les Medias en Israël n’en disent pas grandes choses, occupés qu’ils  sont par les ragots sur la demeure du PM à Césarée.

Z.T